Blanche Odin bouquet de Zinnias
Elle décide vers l'âge de vingt ans de se consacrer à la peinture et devient élève avant 1888 de la peintre sur émail et porcelaine et aquarelliste Delphine de Cool, à une époque où l'école des beaux-arts reste encore fermée aux femmes. Elle habite alors 11 rue Férou à Paris (6e). Elle suit ensuite vers 189 l'enseignement de l'aquarelliste Madeleine Lemaire, et également celui d'Ulpiano Checa, qu'elle rencontre à Bagnères-de-Bigorre à l'occasion des cures de sa mère . Elle est influencée par la technique de Paul Sandby, John Robert Cozens, Giritin, Turner, John Constable. L'école anglaise a une influence sur sa pratique de l'aquarelle.
Elle expose à la Société des amis des arts à Versailles, au Salon des artistes français de 1888 à 1946 (elle est sociétaire en 1901), au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, à la Société Nationale d'Horticulture de France à l'Exposition universelle de 1900, etc. ainsi qu'en province.
Elle réalise le portrait de sa mère en juillet 1895
Elle est récompensée du 2e prix de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1904 et du 1er prix en 1907 et obtient au Salon une mention honorable en 1907 puis une médaille de troisième classe en 1908 En 1909, elle est nommée Officier de l'Instruction Publique.
Elle réalise de nombreuses œuvres de commande en particulier des représentations de bouquets de roses. À partir de 1902, elle ouvre à Paris, sous le patronage de Madeleine Lemaire, un atelier d'aquarelle qui connaît un grand succès Elle écrit dans une lettre, le 28 décembre 1902 : En 1900, elle illustre de 69 aquarelles une édition de luxe des Contes blancs de Jules Lemaître; en 1911, des reproductions de ses œuvres figurent dans Sur la pente sauvage de l'Arez (Nouvelles bretonnes) d'Yves Le Febvre
En 1912, elle est présidente de section à l'Exposition des Arts de la Femme à Paris elle est élue la même année membre du Comité de l'Union des femmes peintres et sculpteurs.
Dès les années 1910 elle expose dans les galeries vers qui le marché de l'art se déplace, avec en particulier plusieurs expositions particulières à Galerie Georges Petit. La Première Guerre mondiale, qui entraine une forte réduction de l'activité des salons (à l'exception de celui de l'Union), ne freine ainsi pas sa production[.La presse relaie ses nombreuses expositions et de nombreux particuliers acquièrent ses œuvres.
Elle achète une maison en 1921 à Bagnères-de-Bigorre, où elle s'installe définitivement en 1934 avec sa mère , qui décédera en 1939. Son atelier s'y situe au 6, rue Gambetta.
En 1938, elle fait don de quarante-huit aquarelles à la ville de Bagnères, et la ville inaugure une salle "Blanche Odin" au musée Salies.
En 1941, une variété de roses reçoit son nom, en hommage à ses représentations multiples de cette fleur
En 1949, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère de l'Éducation nationale ......
Elle est reconnue avec ses aquarelles vives comme une virtuose du détail et de la couleur par la critique de l'époque : « Sous son pinceau, qui a à la fois de la grâce et de la virilité, les fleurs, dans leur infinie variété s'épanouissent avec autant de généreux éclats que de saveur. Elles sont, telles qu'elles sont présentées, un enchantement pour le regard, qui va des unes aux autres, sans arriver à se fixer ici ou là »Elle peint, dit encore la critique, « avec une sorte de religiosité »
La grande précision de son geste dans la reproduction des fleurs, mais aussi la maîtrise du « fondu » ou de la « buée » dans ses natures mortessont précocement reconnues. Ainsi à la Société d'Horticulture en 1905 : « Mme Blanche Odin mérite une place à part par sa science merveilleuse du fondu et des reflets. Ses oranges et son carafon de cristal sur plateau de verre sont peut-être l'aquarelle la plus étourdissante de l'exposition »
Elle développe une technique particulière pour ses aquarelles, plaçant une feuille de papier Arches 640 grammes sur une peau de chamois, ce qui lui permet de maintenir l'humidité par l'arrière de la feuille, et ainsi de maintenir le cycle de l'eau pendant plusieurs jours[Cette technique lui permet de lever des blancs plus longtemps en retardant le séchage du papier.
La flamboyance de ses couleurs, transmise par son maître Delphine de Cool, est remarquée précocement par la critique; cependant selon Monique Pujo Monfran, c'est dans les années 1925 que se déploierait sa « palette vive » caractéristique de ses aquarelles les plus connues . L'aquarelliste a souvent recours aux couleurs complémentaires, comme dans Bouquets de violettes et mimosas ou encore dans Citrons et fleurs bleues
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Aquarelle
Longueur : 38
Largeur : 28
Référence (ID) : 1725530
Disponibilité : En stock































