Jeanne Mathieu (1913-1976) - Petit pot à fleurs de printemps
Huile sur panneau. Signée et datée 1943. Étiquettes d'exposition et d'inventaire au dos.
Dans cette nature morte de Jeanne Mathieu, datée de l'année fatidique de 1943, la toile devient un refuge de résistance silencieuse. Tandis que les champs de bataille d'Europe sont ravagés par l'acier et le grondement de la guerre, Mathieu pose son regard sur l'infime, sur ce qui n'a pas besoin de permission pour exister : une petite cruche émaillée d'un bleu profond, presque électrique, qui renferme humblement une explosion de fleurs printanières.
Le travail au pinceau est intime, d'une délicatesse qui semble craindre que l'air lui-même ne flétrisse les pétales. On y trouve des tournesols d'un jaune pâle, presque crème, et des anémones qui s'ouvrent à une lumière pénétrant obliquement par une fenêtre invisible, baignant la scène d'une paix qui, compte tenu des circonstances, est presque subversive. Mathieu ne recherche ni la grandiloquence du mythe ni le réalisme cru de la tragédie ; son art est un acte de dévotion à l'éphémère. Dans ce coin du monde, l'éclat de l'émail bleu n'est pas qu'une simple couleur, c'est une affirmation de principes : la beauté spontanée continue de s'épanouir, indifférente à la haine humaine. Peindre ces fleurs en 1943 était pour elle une manière de préserver sa raison, de nous rappeler que, même lorsque l'histoire s'embrase, le cycle de la vie – fragile et pourtant tenace – trouve toujours un réceptacle où prospérer.
- Dimensions de l'image sans cadre : 38 x 46 cm / 48 x 56 cm avec cadre exclusif sur mesure.
Dans cette nature morte de Jeanne Mathieu, datée de l'année fatidique de 1943, la toile devient un refuge de résistance silencieuse. Tandis que les champs de bataille d'Europe sont ravagés par l'acier et le grondement de la guerre, Mathieu pose son regard sur l'infime, sur ce qui n'a pas besoin de permission pour exister : une petite cruche émaillée d'un bleu profond, presque électrique, qui renferme humblement une explosion de fleurs printanières.
Le travail au pinceau est intime, d'une délicatesse qui semble craindre que l'air lui-même ne flétrisse les pétales. On y trouve des tournesols d'un jaune pâle, presque crème, et des anémones qui s'ouvrent à une lumière pénétrant obliquement par une fenêtre invisible, baignant la scène d'une paix qui, compte tenu des circonstances, est presque subversive. Mathieu ne recherche ni la grandiloquence du mythe ni le réalisme cru de la tragédie ; son art est un acte de dévotion à l'éphémère. Dans ce coin du monde, l'éclat de l'émail bleu n'est pas qu'une simple couleur, c'est une affirmation de principes : la beauté spontanée continue de s'épanouir, indifférente à la haine humaine. Peindre ces fleurs en 1943 était pour elle une manière de préserver sa raison, de nous rappeler que, même lorsque l'histoire s'embrase, le cycle de la vie – fragile et pourtant tenace – trouve toujours un réceptacle où prospérer.
- Dimensions de l'image sans cadre : 38 x 46 cm / 48 x 56 cm avec cadre exclusif sur mesure.
300 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Référence (ID) : 1721666
Disponibilité : En stock
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