Paire de candélabres à bouquet fleuri XIXème
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Paire de candélabres à bouquet fleuri XIXème

Paire de candélabres d’époque Napoléon III, vers 1860. L’ensemble est conçu comme une paire de pendants, destinée à être exposée côte à côte. Les deux figures sont volontairement orientées l’une vers l’autre : l’un tourne le regard vers la droite tandis que l’autre regarde vers la gauche, créant un dialogue visuel entre les sculptures. Réalisés en bronze patiné, bronze doré à l’or et reposant sur une base en marbre de Carrare, ces chandeliers présentent une composition sculpturale particulièrement riche où l’architecture du socle, la finesse des motifs décoratifs et la représentation des personnages se conjuguent dans un ensemble harmonieux et théâtral.

Chaque candélabre s’élève sur un socle cylindrique reposant sur une base circulaire en marbre blanc de Carrare, matériau noble très apprécié au XIXᵉ siècle pour sa pureté et son contraste avec les bronzes. Le tambour en bronze doré est abondamment décoré de bas-reliefs figurant des putti musiciens, jouant de divers instruments dans un décor de rinceaux et de feuillages. Ces scènes évoquent l’univers mythologique et pastoral cher aux arts décoratifs du Second Empire, tout en rappelant l’inspiration rocaille et néo-Louis XV fréquemment revisitée sous Napoléon III. Le registre est encadré de frises de feuilles d’acanthe et d’oves finement ciselées, tandis que des consoles latérales à enroulements viennent structurer visuellement le socle.

Au-dessus de cette base architecturée prend place la figure principale : un jeune homme en bronze patiné, assis sur un rocher naturaliste. Drapé d’un léger tissu aux plis souples, le personnage est représenté dans une attitude gracieuse et spontanée. La posture est élégante et légèrement dynamique : une jambe allongée, l’autre repliée, le buste incliné dans un mouvement doux qui anime la composition. Le modelé du corps, délicatement poli, contraste avec la texture plus rugueuse du rocher et avec l’éclat du bronze doré qui s’élève derrière lui. Il tient de ses bras une grande tige végétale stylisée en bronze doré qui sert de support à la lumière. Son pendant présente une jeune femme en bronze patiné, également assise sur un rocher traité dans un esprit naturaliste. Drapée d’un tissu léger glissant sur l’épaule et révélant la finesse du modelé, elle adopte une attitude empreinte de douceur et d’élégance. Sa posture, subtilement différente de celle de son pendant masculin, introduit une variation harmonieuse dans la composition : le buste se penche légèrement tandis que ses bras entourent la tige végétale en bronze doré qui s’élève au-dessus d’elle pour former le bouquet lumineux. L’une de ses jambes se prolonge avec grâce vers l’avant tandis que l’autre se replie avec naturel, accentuant la fluidité de la silhouette. Le visage, aux traits délicats et juvéniles, est animé par une expression calme et rêveuse. Par l’orientation opposée de leur regard — l’un tourné vers la droite, l’autre vers la gauche — les deux figures se répondent visuellement, affirmant la conception de l’ensemble comme une paire de pendants destinée à être exposée côte à côte, dans un dialogue décoratif parfaitement équilibré.

Cette tige se déploie vers le haut pour former un spectaculaire bouquet de fleurs ciselées, véritable architecture végétale caractéristique de ces chandeliers. Les branches s’entrelacent et se ramifient en un ensemble de fleurs naturalistes — marguerites, lys et boutons floraux — mêlées de feuillages, chacune finement travaillée. Les corolles ouvertes accueillent les bobèches destinées aux bougies, intégrées avec subtilité au cœur du bouquet. Ce principe de chandelier en forme de bouquet traduit l’engouement du XIXᵉ siècle pour le naturalisme décoratif et pour les compositions florales transformées en objets d’ornement.

La richesse de leur ciselure, le contraste raffiné entre patine brune et dorure éclatante, ainsi que par l’élégance de leur composition mêlant sculpture figurative et décor floral, ces candélabres constituent un remarquable exemple du luxe décoratif et du savoir-faire des bronziers parisiens sous le Second Empire. Destinés à magnifier un intérieur prestigieux, ils illustrent parfaitement le goût du XIXᵉ siècle pour les œuvres décoratives spectaculaires, à la fois sculpturales et fonctionnelles.


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1 900 €

Epoque : 19ème siècle

Style : Napoleon III

Etat : Restauré par notre atelier

Matière : Bronze

Largeur : 30 cm

Hauteur : 64 cm

Profondeur : 20 cm

Référence (ID) : 1719678

Disponibilité : En stock

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