Paire de Marines Eugène Galien Laloue ( Paris 1854- Chérence 1941)
Une Paire de Marines
Eugène Galien Laloue (Paris 1854- Chérence 1941)
Huiles/Panneaux 16 x 38
Très bon Etat
Signés en bas à droite A Michel (pseudonyme connu de l'artiste Galien Laloue)
Vendus encadrées
L' Artiste :
Eugène Galien Laloue ( Paris 1854- Chérence 1941)Né dans le quartier de Montmartre à Paris le 11 décembre 1854, Eugène Galien-Laloue fut l’élève de Léon Germain Pelouse (1838-1891)
Peintre de l’école de Barbizon. Galien-Laloue est célèbre pour ses vues de Paris évoquant exactement l’atmosphère du Paris de 1900.
Derrière ces vues du Paris de la Belle Epoque se cache un artiste qui, à seulement 16 ans, devient l’aîné d’une fratrie de neuf garçons, suite au décès de son père.
Par nécessité, Eugène Galien-Laloue abandonne l’école et travaille auprès d’un notaire, avant de mentir sur son âge et de s’engager pour participer à la guerre de 1870. À son retour du front, il renoue avec sa véritable passion : la peinture.
En 1874, il est recruté par la Société française des chemins de fer pour dessiner les tracés des rails reliant Paris à la province. Ce travail le conduit à voyager à travers la France, où il dépeint les paysages qui l’entourent. C’est à cette période qu’il développe un intérêt particulier pour les jeux de lumière, dont il saisit les nuances au gré des heures et des saisons.
Si son engagement militaire le conduit, au début de la Première Guerre mondiale, à peindre des scènes de soldats en action, c’est face aux paysages et monuments parisiens que sa touche s’épanouit, donnant naissance à des tableaux aujourd’hui prisés par les collectionneurs.
L’artiste évolue en solitaire, il fuit les mondanités et refuse d’être associé à un quelconque mouvement. Il expose néanmoins régulièrement dans les salons pour vendre ses tableaux qu’il signe avec plusieurs pseudonymes.
Le premier, « J. Liévin », aurait été adopté en mémoire d’un soldat prénommé Jacques et originaire de Liévin que l’artiste rencontra lors de la guerre de 1870.
Le deuxième, « E. Galiany », n’est autre que son nom italianisé. Le troisième, « L. Dupuy », fait quant à lui référence à Léon Dupuy, un peintre âgé de 78 ans qu’il a rencontré alors qu’il fréquentait Barbizon et ses environs.
Ce dernier n’a pas eu la carrière qu’il méritait, Eugène Galien-Laloue aurait ainsi pu voir l’opportunité de faire connaître son nom. D’autres signatures, plus rares, comme « Lenoir », « Lemaitre », « Dumoutier », « A.Michel » « E.Kermanguy » ou « Languinais » sont aujourd’hui données à Eugène Galien-Laloue, mais le dictionnaire Bénézit les associait du vivant de l’artiste à des peintres distincts.
L’utilisation de ces différents pseudonymes reste encore aujourd’hui inexpliquée. Les spécialistes émettent plusieurs hypothèses, évoquant tour à tour la volonté d’Eugène Galien-Laloue de brouiller les pistes, de rendre hommage, de créer sa propre concurrence ou simplement de rester discret.
Mais à observer son corpus artistique, il semble que l’artiste n’utilisait pas ces pseudonymes de manière aléatoire.
La majorité de ses vues parisiennes sont signées de son nom, il conclut des contrats avec plusieurs marchands, lui garantissant ainsi un revenu mensuel confortable. Pour ses paysages de Normandie ou de Seine-et-Marne, il privilégiait au contraire la peinture à l’huile et signait sous pseudonyme.
Oeuvre du haut :
Cette composition se concentre sur l'interface entre la terre et la mer.
Des voiliers à coque sombre sont échoués ou amarrés le long d'une plage à marée basse. On distingue des silhouettes de pêcheurs ou de promeneurs s'activant près des navires.
Le ciel est chargé, typique des côtes de la Manche, avec des percées lumineuses qui se reflètent dans les flaques d'eau laissées par la marée descendante sur le sable humide.
Une impression de calme et de grisaille lumineuse, où la verticalité des mâts vient briser l'horizontalité du rivage.
Oeuvre du Bas :
Une vue d'un port en activité.
On y voit des navires plus imposants, dont un trois-mâts au premier plan, ainsi que des infrastructures portuaires à l'arrière-plan suggérant une ville côtière.
La palette est plus claire et plus bleutée que l'œuvre du haut.
Les reflets dans l'eau sont traités avec des touches vives, captant l'éclat du jour sur les clapotis.
Plus animée et "moderne", illustrant l'importance de l'activité maritime à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle.
L'artiste utilise les lignes de fuite formées par les quais ou les bords de l'eau pour donner une grande profondeur à ces petits formats.
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Longueur : 38
Largeur : 16
Référence (ID) : 1716405
Disponibilité : En stock






























