Pieter van Laer, dit "Le Bamboccio" (1599-1642), Entourage de - Argos et Io
Huile sur panneau de chêne.
Ce panneau exquis, issu de l'entourage de Pieter van Laer, nous transporte dans une campagne romaine métamorphosée en théâtre d'une subtile métamorphose mythologique. Sous la lumière dorée et envoûtante du crépuscule, le mythe d'Io et d'Argos se dépouille de son emphase narrative pour se muer en une scène d'une beauté bucolique exquise : une génisse majestueuse, à la présence presque monumentale, et un flûtiste dont l'immobilité semble dictée par la mélodie même qu'il interprète.
Dans cette œuvre, l'esprit des Bamboccianti – cette colonie de peintres néerlandais installée dans la Ville Éternelle – se manifeste dans sa forme la plus pure. La pièce témoigne de la profonde influence exercée par les paysages latins sur la sensibilité nordique, fusionnant le réalisme cru caractéristique des Pays-Bas avec l'atmosphère sublime de l'Italie classique. On perçoit ici un dialogue silencieux avec le lyrisme de Claude Gelée (Lorraine), notamment dans sa capacité à saisir l'air même et la vibration lumineuse qui enveloppe la végétation et l'horizon, transformant l'espace naturel en un protagoniste émotionnel.
Nous nous trouvons devant l'un de ces proto-paysages où la mythologie ne s'impose pas au spectateur, mais se fond plutôt dans le quotidien des bergers et des bêtes. La figure du veau, modelée avec une noblesse qui transcende sa nature animale, semble garder le secret de son origine divine sous le regard vigilant d'un Argos qui a troqué sa protection contre la musique. Tout dans ce panneau, du tronc tortueux de l'arbre qui sert d'axe à la composition jusqu'au ciel qui exhale les derniers soupirs du jour, rend hommage au lieu le plus exquis et le plus sublime du monde : cette Rome qui était, pour ces peintres, la source de toute lumière et de toute beauté.
- Dimensions de l'image sans cadre : 34 x 26,5 cm / 47 x 40 cm avec cadre sur mesure exclusif.
Ce panneau exquis, issu de l'entourage de Pieter van Laer, nous transporte dans une campagne romaine métamorphosée en théâtre d'une subtile métamorphose mythologique. Sous la lumière dorée et envoûtante du crépuscule, le mythe d'Io et d'Argos se dépouille de son emphase narrative pour se muer en une scène d'une beauté bucolique exquise : une génisse majestueuse, à la présence presque monumentale, et un flûtiste dont l'immobilité semble dictée par la mélodie même qu'il interprète.
Dans cette œuvre, l'esprit des Bamboccianti – cette colonie de peintres néerlandais installée dans la Ville Éternelle – se manifeste dans sa forme la plus pure. La pièce témoigne de la profonde influence exercée par les paysages latins sur la sensibilité nordique, fusionnant le réalisme cru caractéristique des Pays-Bas avec l'atmosphère sublime de l'Italie classique. On perçoit ici un dialogue silencieux avec le lyrisme de Claude Gelée (Lorraine), notamment dans sa capacité à saisir l'air même et la vibration lumineuse qui enveloppe la végétation et l'horizon, transformant l'espace naturel en un protagoniste émotionnel.
Nous nous trouvons devant l'un de ces proto-paysages où la mythologie ne s'impose pas au spectateur, mais se fond plutôt dans le quotidien des bergers et des bêtes. La figure du veau, modelée avec une noblesse qui transcende sa nature animale, semble garder le secret de son origine divine sous le regard vigilant d'un Argos qui a troqué sa protection contre la musique. Tout dans ce panneau, du tronc tortueux de l'arbre qui sert d'axe à la composition jusqu'au ciel qui exhale les derniers soupirs du jour, rend hommage au lieu le plus exquis et le plus sublime du monde : cette Rome qui était, pour ces peintres, la source de toute lumière et de toute beauté.
- Dimensions de l'image sans cadre : 34 x 26,5 cm / 47 x 40 cm avec cadre sur mesure exclusif.
2 700 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Référence (ID) : 1715216
Disponibilité : En stock
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