Rare sceau français en argent massif doré (vermeil), figurant l’allégorie chrétienne de l’Espérance, représentée sous les traits d’une jeune femme drapée à l’antique, accompagnée de son attribut iconographique traditionnel, l’ancre.
Dans la tradition de l’art chrétien héritée de l’Antiquité tardive, l’Espérance est figurée comme une femme. L’ancre, symbole majeur issu de l’Épître aux Hébreux — « Cette espérance est pour nous comme une ancre de l’âme » (He 6,19) — exprime la stabilité de l’âme face aux tempêtes du monde, tandis que le regard tourné vers le ciel traduit l’attente confiante du salut.
L’œuvre se distingue par une ciselure d’une finesse remarquable, d’un niveau d’exécution rarement rencontré pour un objet de cette typologie. Le modelé du chignon, la délicatesse des mains et des orteils, le rendu subtil du drapé de la toge ainsi que la croix portée en collier témoignent d’un travail à l’outil d’une précision extrême. Certains détails, parfois réduits à quelques microns, ne se révèlent pleinement qu’à l’œil attentif, soulignant la maîtrise technique et le raffinement de l’orfèvre.
Le pied du sceau est serti d’une magnifique cornaline, révélant à la lumière du jour une chaude teinte orange, parfaitement accordée au vermeil et renforçant le caractère précieux et lumineux de l’ensemble.
Le sceau est pourvu d’une table de sceau en argent doré (vermeil), parfaitement conservée, demeurée vierge de toute gravure, circonstance particulièrement recherchée soulignant son caractère d’objet d’apparat demeuré intact depuis l’origine.
Le sceau est poinçonné :
– Lucien Louis Bouclier (L.B.), poinçon d’orfèvre de la Garantie de Paris, actif entre 1886 et 1889 ;
– hure de sanglier, garantissant l’argent massif pour les petits ouvrages.
Hauteur : 6,7 cm



























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