Les terres roses du premier plan que l’ombre des oliviers transforment en violet donnent à cette belle huile sur toile du peintre Antoine Serra, chaleur, mouvement et fluidité.
Au loin, les Alpilles provençales chères à l’artiste qui lui furent une source importante d'inspiration durant de nombreuses années.
L’œuvre est proposée dans un élégant cadre moderne vert olive et doré qui mesure 70 cm par 85 cm et 46 cm par 61 cm pour la toile seule.
En bon état, l’œuvre est signée et datée (19)52 en bas à droite.
Arrivé à Marseille en 1914, il entre à l'Ecole des Beaux Arts en 1921.
En 1928, il participe à sa première exposition avec un groupe de peintres, dont Simon Auguste et Louis Toncini.
C’est un artiste engagé qui fonde,en 1933, le groupe des «peintres prolétariens» qui deviendra plus tard legroupe des «peintres du peuple» avec d'autres artistes engagés politiquementcomme, François Diana, Louis Toncini ou Louis Roc. Lestoiles réalisées durant cette période représentent des usines, des portraitsd’ouvriers, qui reflètent toutes une profonde tristesse, un sentiment de douleur et de misère.
En 1936, il anime à Marseille, toujours avec le groupe de ses amis peintres, Louis Toncini, François Diana et Léon Cadenel, la première Maison de la Culture de province (dont il est l’un des membres fondateurs), inaugurée par Aragon et Malraux.
Après la guerre, il subit un jour, sans plus pouvoir s’en défaire, une attraction magnétique pour les Alpilles, qu’il découvre au hasard d’un séjour, émerveillé par des «paysages enveloppés d’une lumière qui magnifie les formes». Il décide alors de s'installer dans cette région, ce qu'il fait en 1946, en achetant un vieux mas, rénové au fil des ans, le «Mas duDiable», situé au pied des Baux de provence.
C’est au cœur de cette Provence d’adoption qu’il peut donner libre cours à son art, loin de l’agitation marseillaise et de ses engagements jusqu'alors quotidiens.
Cependant, il lui reste un autre souhait à réaliser: faire connaissance avec sa terre natale, la Sardaigne, qu’il avait quittée tout jeune: il y fait ainsi plusieurs séjours, dont il revient ébloui.
Le retour aux sources, dans ce pays qu’il découvrait, aiguise alors en lui unefrénésie de création.
Il s'installe à Olbia, accueilli par de proches cousins, qui lui offrirontl’hospitalité, puis séjourne plusieurs mois dans la région montagneuse, au cœur des villages d'Oliena et Orgosolo.
Il y peint des scènes de la vie de tous les jours,des scènes d’intérieur: des femmes faisant le pain ou tricotant, des scènes de famille devant la cheminée, d’une criante vérité.
Expositions principales
1945: Exposition avec Ambrogiani et Ferrari, à la Galerie Jean-Marc Vidal à Paris.
1949: Exposition au Salond’Automne à Paris.
1960: Exposition des toiles de Sardaigne à Cagliari (Sardaigne) et Paris, Galerie Weill.
1963: Exposition au Palais des Arts à Marseille
1966: Exposition Galerie Chabaud à Paris.
1967: Exposition Château de la Jansonne à Arles.
1968: Invité d’honneur au Salon deMontélimar
1970: Exposition Galerie Saint Georges àMarseille,
Achat d’un tableau par le Musée d’Art Moderne de Paris.
Rétrospective au Château deTallard.
1971: Exposition au Musée Cantini de Marseille;
achat d’un tableau par le musée Longchamp.
1972: Exposition à la galerie«Salle Basse» de Martigues.
1974: Participation à la Biennale Internationale, Musée Granet d’Aix en Provence.
1975: Exposition à Paris, Galerie«Tamenaga»
1976: Exposition à Tokyo.
1977: Exposition au musée départemental de Gap
1982: Exposition des toiles des États-Unis à Martigues, Villa Kariessa.
1984: Rétrospective au «Musée dela Vieille Charité» à Marseille
1985: Rétrospective au musée «PaulValéry» de Sète.
1987: Rétrospective à l’Abbaye de l’Epau au Mans.
1988: Invité pour une exposition par l’Office départemental de la culture, festival d’Aix en Provence.
1992: Exposition à Mouriès
1993: Exposition au Théâtre Comédia d’Aubagne.
1995: Dernière exposition de son vivant, au Mas des Arnaud, à Saint-Martin de Crau Ouvrages illustrés La Pierre étoilée, de Charles Galtier,
1955: 16 pointes sèches " Contes de Provence "T.1 (1963), T.2 (1964), Paul Ricard, Marseille L'Humble joie de vivre, de Marie Mauron, 1973: 7 sérigraphies couleur; 8 sérigraphies couleur noire, Notre Camargue, de Marie Mauron, 1974: 8 sérigraphies
La Crau, de Marie Mauron,1975: 11 sérigraphies Magique Luberon, de Marie Mauron, 1976: 13 sérigraphies Le Dieu Ventoux, de Marie Mauron, 1976–1977: 8 sérigraphies La Mystique Montanette, de Marie Mauron, 1978: 12 sérigraphies Le Vieux de la montagne, de Marie Mauron, 1979: 8 lithographies Mare Nostron, de MarieMauron, 1985: 24 lithographies S'il reste encore un pas,de Charles Galtier, 1988: illustrations




































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