Au XIXe siècle en Europe, le portrait post-mortem s'est imposé comme une pratique sociale et artistique profondément émouvante, destinée à apaiser la douleur du deuil par la perpétuation du souvenir. En peinture, ces œuvres cherchaient souvent à idéaliser la transition, représentant le défunt dans un sommeil éternel et serein, entouré de fleurs ou d'iconographie religieuse symbolisant l'espoir de l'au-delà. Avec l'avènement de la photographie, cette tradition a pris une dimension plus intime et austère : le daguerréotype et la carte de visite ont permis aux familles de toutes classes sociales de conserver une dernière image physique de leurs proches, capturant avec une fidélité saisissante la pâle immobilité du visage. Qu'elles soient à l'huile ou au collodion humide, ces images n'étaient pas perçues comme macabres, mais comme des objets de réconfort et de dévotion, des ponts visuels qui défiaient la finitude du corps pour offrir au défunt une présence permanente et sacrée au sein du foyer.
- Dimensions de l'image sans cadre : 40 x 28 cm / 48 x 35 cm avec cadre exclusif sur mesure.





























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