Giuseppe Hainmann, fils d'un officier de l'armée des Habsbourg d'origine bavaroise, est diplômé en droit de Pavie. Lors des soulèvements de 1848, il participe aux Cinq Jours de Milan, défendant, avec modération, l'indépendance. Il occupe ensuite des postes gouvernementaux à Vienne et à Venise, avant d'entrer au service du Royaume d'Italie au ministère de la Justice. Parallèlement à ses hautes fonctions officielles, il cultive une passion pour la peinture, une association fréquente à l'époque. Après des études à Brera, il s'installe à Florence puis à Rome, exposant régulièrement du milieu des années 1850 jusqu'à l'unification de l'Italie. Sa peinture reflète les influences des différentes écoles régionales rencontrées lors de ses voyages : le sens de la nature des peintres piémontais (Chapelle à la campagne, lot 90) se mêle à l’attention portée à la couleur et au réalisme par les Toscans (Aqueduc dans la campagne romaine, lot 88). Ces influences se retrouvent dans les œuvres réalisées lors de son voyage de 1869 en Grèce, en Asie Mineure et en Terre sainte (comme L’Acropole d’Athènes, lot 82). Ce premier voyage fut suivi d’un séjour de six ans en Égypte, à la cour du Khédive au Caire, où il demeura comme membre du Tribunal international de réforme et comme chef de division au sein de l’administration égyptienne. Ses œuvres de ces années (lots 83 à 87), non destinées à l’exposition, constituent un témoignage historique important, à vocation clairement documentaire. En somme, elles apparaissent comme de véritables reportages picturaux, composés d’œuvres non dénuées de lyrisme et d’une grande richesse visuelle, immédiates mais chargées d’émotion et baignées de lumière.








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