Lucien Ott (Paris, 1872 – Villeneuve-Saint-Georges, 1927) - Paysage breton, 1898
Artiste : Lucien Ott (paris, 1872 – Villeneuve-saint-georges, 1927)
Lucien Ott (Paris, 1872 – Villeneuve-Saint-Georges,1927)
Paysage breton, 1898
Huile sur toile
61 x 46 cm
78 x 63 cm avec son cadre
Monogrammée en rouge, datéeet signée ‘Lucien Ott’ en bas àdroite
LucienOtt nait à Paris en 1872 dans une famille d’artisans alsaciens ayant rejoint lacapitale après l’annexion de leur région par la Prusse. Encouragé par son pèrecordonnier, il montre très tôt de réelles dispositions pour le dessin etintègre l’école Germain Pilon, puis l’école Bernard Palissy, où il se forme aumétier de décorateur. Il voue un intérêt précoce pour la Bretagne, en se rendantpour la première fois à Pont-Aven dès 1889, alors que Paul Gauguin et ÉmileBernard y renouvellent l’art moderne depuis 1886. Après l’année de son servicemilitaire en 1892, il est employé par la Manufacture Krieger en tant quedessinateur d’ameublements. Devenu chef d’atelier, il y rencontre le graveurLoys Delteil qui lui prodigue ses conseils et devient peu à peu son ami. Rêvantde se consacrer plus résolument à la peinture, Lucien Ott retourne séjourner enBretagne, à Loguivy de la Mer, entre 1898 et 1901. Il y fait la connaissanced’Henri Rivière, avec qui il partage son goût pour le paysage ainsi qu’uncertain attrait pour le synthétisme des estampes japonaises. De retour à Paris,il expose à partir de 1901 au Salon des Indépendants puis dès 1903 au Salon dela Société Nationale des Beaux-arts. Ses peintures, pastels et aquarelles yobtiennent un certain succès en associant à des paysages typiquement parisiensdes « bretonneries » alors à la mode. S’adonnant également à la naturemorte et au portrait, sa palette s’assombrit peu à peu et son pinceau se fait plussynthétique, à la manière d’un Bonnard ou d’un Vuillard dont il se réclame avecforce. Mobilisé en août 1914, à l’âge de 42 ans, l’artiste est appelé à garderles voies à Essonnes avant de rejoindre en 1916 le 79ème Régiment d’Infanteriesur le front de Belgique. Il ne cesse d’y remplir ses carnets de croquis prissur le vif, saisissant les paysages en ruines et les poilus dans les abris, soumisà la violence des pilonnages. Rappelé à Paris en 1917, il met ses talents depeintre à contribution en intégrant l’atelier de camouflage des Buttes-Chaumont.Avec la cessation des hostilités, durablement marqué par le conflit, Lucien Ottdéveloppe davantage son activité de décorateur en multipliant les créations de meubles« modernes » pour les ateliers Paul Malhou.Datéede 1898, notre huile sur toile se rattache précisément à l’installation deLucien Ott en Bretagne et offre ainsi un vibrant témoignage pictural de ses premièresambitions artistiques. Usant d’un cadrage vertical directement emprunté auxestampes d’Hiroshige, le peintre a finement composé un paysage boisé, vraisemblablementsaisi sur le motif entre Loguivy et Paimpol avant d’être repris dans sonatelier. Observateur assidu de la peinture impressionniste, il en retient enpartie la leçon à travers de larges coup des brosses de couleurs franches, unecertaine fragmentation de la touche ainsi qu’une attention particulière portée auxeffets lumineux. Le sol terreux partiellement couvert de mousse est ainsi sensiblementtacheté de quelques rayons de soleil traversant ponctuellement l’ombrage desbranches, avant de baigner plus pleinement de lumière le muret de pierre et lesmeules de foin visibles à l’arrière-plan. Enfin, les troncs striantostensiblement la toile semblent fournir le prétexte à décrire les différentesessences de bois, trahissent encore la première formation de designer de Lucien Ott.
Paysage breton, 1898
Huile sur toile
61 x 46 cm
78 x 63 cm avec son cadre
Monogrammée en rouge, datéeet signée ‘Lucien Ott’ en bas àdroite
LucienOtt nait à Paris en 1872 dans une famille d’artisans alsaciens ayant rejoint lacapitale après l’annexion de leur région par la Prusse. Encouragé par son pèrecordonnier, il montre très tôt de réelles dispositions pour le dessin etintègre l’école Germain Pilon, puis l’école Bernard Palissy, où il se forme aumétier de décorateur. Il voue un intérêt précoce pour la Bretagne, en se rendantpour la première fois à Pont-Aven dès 1889, alors que Paul Gauguin et ÉmileBernard y renouvellent l’art moderne depuis 1886. Après l’année de son servicemilitaire en 1892, il est employé par la Manufacture Krieger en tant quedessinateur d’ameublements. Devenu chef d’atelier, il y rencontre le graveurLoys Delteil qui lui prodigue ses conseils et devient peu à peu son ami. Rêvantde se consacrer plus résolument à la peinture, Lucien Ott retourne séjourner enBretagne, à Loguivy de la Mer, entre 1898 et 1901. Il y fait la connaissanced’Henri Rivière, avec qui il partage son goût pour le paysage ainsi qu’uncertain attrait pour le synthétisme des estampes japonaises. De retour à Paris,il expose à partir de 1901 au Salon des Indépendants puis dès 1903 au Salon dela Société Nationale des Beaux-arts. Ses peintures, pastels et aquarelles yobtiennent un certain succès en associant à des paysages typiquement parisiensdes « bretonneries » alors à la mode. S’adonnant également à la naturemorte et au portrait, sa palette s’assombrit peu à peu et son pinceau se fait plussynthétique, à la manière d’un Bonnard ou d’un Vuillard dont il se réclame avecforce. Mobilisé en août 1914, à l’âge de 42 ans, l’artiste est appelé à garderles voies à Essonnes avant de rejoindre en 1916 le 79ème Régiment d’Infanteriesur le front de Belgique. Il ne cesse d’y remplir ses carnets de croquis prissur le vif, saisissant les paysages en ruines et les poilus dans les abris, soumisà la violence des pilonnages. Rappelé à Paris en 1917, il met ses talents depeintre à contribution en intégrant l’atelier de camouflage des Buttes-Chaumont.Avec la cessation des hostilités, durablement marqué par le conflit, Lucien Ottdéveloppe davantage son activité de décorateur en multipliant les créations de meubles« modernes » pour les ateliers Paul Malhou.Datéede 1898, notre huile sur toile se rattache précisément à l’installation deLucien Ott en Bretagne et offre ainsi un vibrant témoignage pictural de ses premièresambitions artistiques. Usant d’un cadrage vertical directement emprunté auxestampes d’Hiroshige, le peintre a finement composé un paysage boisé, vraisemblablementsaisi sur le motif entre Loguivy et Paimpol avant d’être repris dans sonatelier. Observateur assidu de la peinture impressionniste, il en retient enpartie la leçon à travers de larges coup des brosses de couleurs franches, unecertaine fragmentation de la touche ainsi qu’une attention particulière portée auxeffets lumineux. Le sol terreux partiellement couvert de mousse est ainsi sensiblementtacheté de quelques rayons de soleil traversant ponctuellement l’ombrage desbranches, avant de baigner plus pleinement de lumière le muret de pierre et lesmeules de foin visibles à l’arrière-plan. Enfin, les troncs striantostensiblement la toile semblent fournir le prétexte à décrire les différentesessences de bois, trahissent encore la première formation de designer de Lucien Ott.
15 000 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Art Nouveau
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 46 (63) cm
Hauteur : 61 (78) cm
Référence (ID) : 1670169
Disponibilité : En stock
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