MARCION, Commode Retour d’Egypte estampillée. Époque Empire-Consulat.
Elle ouvre par trois larges tiroirs dotés de poignées à mufles de lion retenant un anneau. De part et d’autre, les montants en gaine accueillent chacun une garniture de bronze doré finement ciselée se composant d’un buste d’égyptien coiffé du némès, d’une grande palmette et d’une plus petite, proche de la base moulurée.
Cette dernière repose sur deux pieds antérieurs en griffes et les postérieurs, à boules superposées.
Un modèle semblable fut livré par Marcion au palais de Versailles, où elle est encore inventoriée en 1839. Elle est actuellement conservée au Mobilier National sous le numéro GME 4506
Très bel état de conservation. Fine fente au placage du côté droit.
Époque Empire,
Retour d’Egypte.
Estampillée P.Marcion
Pierre-Benoît Marcion (1769-1840) fut l’un des principaux fournisseurs de Napoléon 1er . Dès l’époque du Directoire, il tenait un atelier et un magasin d’ébénisterie, rue Neuve-des-Petits-Champs, près de la rue Chabanais," Aux Égyptiens", et fit paraître des annonces invitant le public à voir son « choix de meubles de genre, en bois d’acajou, richement ornés de bronze, d’après les belles formes des Antiquités étrusques, égyptiennes, grecques et romaines ». Sa maison ayant pris de l’importance fut transférée bientôt rue Helvétius (ci-devant Sainte-Anne), puis rue Saint-Marc.
En 1806, Marcion présenta au Garde-meuble des soumissions pour la fourniture de lits en bateau, canapés, bergères et fauteuils à figures ailées, sièges avec les pieds en « fourreau de sabre », psychés, lavabos-tripodes, somnos ou tables de nuit, etc. Un grand nombre d’ouvrages lui furent demandés pour les palais de Saint-Cloud, Trianon, Compiègne, Fontainebleau et Rambouillet. Une de ses oeuvres capitales fut le lit de l’impératrice Marie-Louise qu’il exécuta en 1809. Cette couchette, tout en noyer doré, offrait de très riches sculptures à décor de cygnes, guirlandes et rinceaux; elle se complétait par deux torchères portant des figures agenouillées qui soutenaient les draperies du baldaquin.
Marcion fut chargé encore de travaux considérables pour le service des ministres et grands-officiers de la Couronne. Victime d’une crise qui sévissait sur toute l’industrie française dans les dernières années du règne de Napoléon, cet ébéniste fit faillite en 1814. Les collections de l’État renferment quelques pièces à l’estampille de P. MARCION.
Bibliographie:
« Marcion, ébéniste de Napoléon », Jean-Pierre Planchon, éditions Monelle Hayot
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Géraldine Buisson & Manuel Keepfer
Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : Très bon état
Largeur : 133 cm
Hauteur : 91 cm
Profondeur : 61 cm
Référence (ID) : 1659322
Disponibilité : En stock






































