Ces statuettes sont toutes témoin de leur histoire et portent parfois quelques cicatrices légères suite à leurs voyages…
Liste énoncée sans ordre des sujets proposés : Marin marqué au repos, Blankenberghe ( 17 cm de haut)N) de moule 28, un autre au repos sur son filet (15cm x 11 cm) n° de moule 10. Fillette assoupie su son panier signée G Tilges marquée St Valery en Caux ( 9.5x6x10cm), Jeune fille en attente du retour du bateau (7x6x10cm) signée et moule 589, Moule 561, intitulé « une bonne pêche » montre un couple satisfait devant une sole et trois sardines…( accidents anciens), Sujet N°192, petit couple assis face à la mer. Deux marins font la causette, moule N° 16 ( 14cmx10x6cm), un marin meurtri devant sa vague vide poche venant de Brest moule n° 1455. Couple adossé à leur barque vide poche (moule 2124)( 7.5cmx10cmx8cm). Couple (en individuels) venant de La Panne, moule 45, 12 cm de haut, Couple en individuels, signés A.Harpé, en terre cuite brute, non peinte, 10 cm de haut. Petit couple soudé, moule 996 (10x5x3cm). Et trois bateaux : celui de Brest, moule 947, rentre au port, chargé, toutes voiles dehors, le bateau du Tréport montre le marin pêcheur qui remonte se filets sur une mer agitée. ( moule 1408) Le dernier sujet moule 445 est étonnant car le couple est à bord en attente de la bonne pêche.
Texte suivant collé copié sur le site de la manufacture :
Les terres cuites de L'Isle-Adam sont des sculptures produites à la fin du XIXe siècle dans la commune de L'Isle-Adam, dans le Val-d'Oise. Ces pièces, souvent des scènes réalistes de pêcheurs, étaient produites en série puis retravaillées à la main, ce qui leur confère une qualité particulière et a suscité l'engouement des collectionneurs. Les pêcheurs de haute mer et leurs familles éplorées à terre sont ici représentés dans toute la dureté d’une vie où le danger et la misère se côtoient. Ces œuvres destinées à être vendues dans les boutiques de souvenirs des stations balnéaires belges, françaises (côtes de la Manche et de la mer du Nord) et du sud de l’Angleterre, comme le prouvent les noms de villes peints sur le socle de nombre d’entre elles, forment une catégorie bien à part dans la production de Joseph Le Guluche. Le plus éminent sculpteur de l’époque. Éditées en grand nombre, toutes ces pièces ont pour point commun de représenter des marins, leurs épouses et leurs enfants dans des situations dramatiques. Les rares touches joyeuses de ces sujets sont apportées par la présence de mousses encore innocents des dangers auxquels sont soumis les adultes. Ces pièces très architecturées trouvent en général appui sur un soubassement important qui évoque la mer déchaînée et, parfois, un élément de bateau ou un morceau de récif. Cette présence de l’élément marin, toujours hostile, confère aux œuvres une dimension tragique. Ces œuvres à la tonalité toujours très dramatique nous figurent le danger affronté par les hommes au cours de naufrages et de sauvetages, et l’angoisse supportée par les femmes et les enfants, restés à terre. L’océan soumet à sa loi des hommes braves qui survivent en l’affrontant quotidiennement…





































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