Une version de ce même sujet, attribuée à Jasper van der Laenen, est également répertoriée dans les archives photographiques du RKD – Netherlands Institute for Art History, témoignant de la diffusion de cette iconographie dans la peinture flamande du début du XVIIᵉ siècle.Dans cette interprétation, le peintre introduit une vision personnelle et une grande liberté atmosphérique : le paysage lumineux, avec son pont à arcades et ses eaux calmes, mêle observation naturelle et imagination raffinée. Les anges qui entourent la Femme, peints avec des transparences argentées et des corps presque spectraux, constituent un détail d’une invention rare dans la peinture flamande de cette époque. Le dragon, aux formes sinueuses et décoratives, ajoute une dimension maniériste et visionnaire à la scène.Ce petit cuivre illustre la virtuosité des artistes flamands qui exploitèrent les propriétés réfléchissantes du support métallique.
Les verts à base de cuivre, aux reflets émeraude et turquoise, contrastent avec les rouges profonds et les rehauts dorés animant draperies et architectures, créant une luminosité intérieure d’une intensité remarquable.État de conservation : la robe de la Femme et certaines zones marginales présentent de très légères retouches, dues à la moindre adhérence naturelle des pigments sur le cuivre.
Dans l’ensemble, l’œuvre conserve une extraordinaire vitalité chromatique et se trouve en bon état, la brillance d’origine étant presque entièrement préservée.




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