Ancienne huile sur panneau de bois signée de l'artiste Théodore Delamarre.
L’artiste nous livre ici une scène intimiste à l’inspiration orientaliste : un élégant personnage européen en costume clair déclare sa flamme à une jeune femme en tenue traditionnelle rouge, richement parée de bijoux et tenant un instrument de musique.
Le décor raffiné mêle architecture, végétation et objets d’art orientaux, soulignant l’attrait du XIXe siècle pour l’exotisme et les échanges culturels.
La composition est baignée d’une lumière chaude et dorée qui accentue l’atmosphère romantique et poétique de la scène.
Le rendu précis des visages, des étoffes et des détails décoratifs témoigne du talent de Delamarre pour le raffinement et la finesse narrative
Oeuvre presentée dans son encadrement d'origine avec frises à la grecque.
Panneau nettoyé en tres bel état.
Théodore Didier Delamarre (1824 – 1883) est un peintre français du XIXᵉ siècle, reconnu pour son style orientaliste singulier. Élève de Gabriel Bouret et Auguste Loyer, il débute au Salon de Paris en 1859, où il expose régulièrement. Très vite, il se spécialise dans des scènes inspirées de l’Extrême-Orient, ce qui lui vaut le surnom de « sinographe ».
Son œuvre se distingue par la représentation de figures chinoises et japonaises, de lettrés, de marchands et de mandarins, souvent placés dans des intérieurs raffinés. Plus que la fidélité ethnographique, Delamarre recherche une atmosphère exotique et poétique, teintée de chinoiserie, très prisée à son époque.
En 1865, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur. Ses toiles, comme Le marchand de thé, Jeune chinois lettré ou Pèlerins japonais revenant du mont Fujiyama, reflètent la fascination occidentale pour l’Asie au XIXᵉ siècle.
Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées dans plusieurs musées français (Besançon, Lille, Mulhouse, Orléans, Paris) et continuent d’apparaître régulièrement sur le marché de l’art, témoignant de son héritage orientaliste raffiné.