OBJET VENDU
Auguste Louis Mathurin Moreau (1834-1917) La Fille Au Criquet
Bronze à patine brune signé " aug Moreau ".
Fonte du vivant de l'artiste.
Circa 1910
Dimensions:
Hauteur 65 cm
Largeur 35 cm
Profondeur 28 cm
Cette délicate sculpture en bronze signée Auguste Moreau, sculpteur renommé du XIXe siècle, représente une scène pleine de fraîcheur et de poésie : une jeune fille, pieds nus, assise sur une souche d’arbre, tenant un panier de fruits tout en esquissant un geste de surprise. Son regard fuyant et sa main portée à l’épaule trahissent l’émotion fugace provoquée par un criquet venu troubler sa cueillette. Cette composition expressive saisit un instant vivant et spontané, mêlant grâce juvénile et humour discret.
Avec cette œuvre intitulée La Fille au Criquet, Moreau illustre son goût pour les sujets champêtres et les scènes enfantines empreintes de naturalisme. Le modelé souple du corps, la finesse des traits et la gestuelle élégante témoignent de la virtuosité de l’artiste. La patine brune, riche et homogène, renforce la sensualité douce des formes tout en soulignant le relief des détails, chevelure bouclée, texture du tronc, grappes de raisin dans le panier.
Loin de la simple sculpture décorative, cette œuvre incarne le regard tendre et humaniste que Moreau porte sur l’enfance et la nature. Elle s’inscrit dans la tradition romantique française tout en affirmant une esthétique décorative recherchée par les amateurs du XIXe siècle.
Provenant d’une collection particulière française, cette pièce est en excellent état de conservation, sans accident ni restauration, avec une patine d’origine préservée. Elle constitue un bel exemple de la sculpture de charme du siècle finissant, où technique et émotion se rencontrent harmonieusement.
Biographie
Auguste-Louis Mathurin Moreau est un sculpteur français né le 22 février 1834 à Dijon et mort le 11 novembre 1917 à Malesherbes. Il appartient à une famille d’artistes particulièrement active au XIXe siècle et s’inscrit dans ce que l’on appelle la dynastie des Moreau, l’une des plus importantes familles de sculpteurs français de cette période.
Il est le fils du statuaire et peintre Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau. Il grandit dans un milieu entièrement tourné vers la pratique artistique. L’atelier paternel constitue son premier lieu de formation : il y apprend très tôt le dessin, le modelage et le travail de la forme, selon une transmission traditionnelle fondée sur l’observation et la répétition. Cette éducation artisanale et artistique marque durablement son approche de la sculpture.
Très jeune, Auguste-Louis Mathurin Moreau se destine à la sculpture et complète sa formation par un apprentissage académique. Comme beaucoup d’artistes de sa génération, il monte à Paris afin de perfectionner son art et de s’insérer dans les circuits officiels. Il adopte le langage plastique de la sculpture académique du XIXe siècle, héritée du néoclassicisme et adaptée aux goûts du Second Empire puis de la Troisième République.
Il commence à exposer au Salon des artistes français à partir de 1861. Il y présente régulièrement ses œuvres pendant plus de cinquante ans, jusqu’en 1913. Contrairement à certains membres de sa famille, il ne recherche ni les grandes commandes monumentales ni les distinctions officielles. Sa carrière est marquée par une production constante plutôt que par des succès spectaculaires.
Son œuvre est essentiellement composée de sculptures décoratives, principalement en bronze, mais aussi en plâtre et en terre cuite. Il traite des sujets très appréciés au XIXe siècle : scènes de genre, figures féminines, allégories, enfants, putti et thèmes pastoraux. Son style se caractérise par une grande lisibilité des compositions, une élégance des attitudes et un soin particulier apporté aux détails et aux finitions.
Auguste-Louis Mathurin Moreau s’inscrit pleinement dans la tradition de la sculpture d’édition. Nombre de ses œuvres sont fondues en plusieurs exemplaires et diffusées auprès d’un public bourgeois, ce qui contribue à la large circulation de son travail, mais aussi aux confusions ultérieures autour de son identité, son nom étant souvent réduit à « Auguste Moreau ».
Il travaille dans l’ombre de ses frères, notamment Mathurin Moreau et Hippolyte Moreau, qui bénéficient d’une notoriété plus importante et de commandes officielles. Cette proximité familiale explique en partie pourquoi son œuvre, pourtant abondante, a longtemps été moins étudiée et parfois attribuée de manière imprécise.
Ses sculptures entrent néanmoins dans plusieurs collections publiques françaises, notamment dans des musées de province, et continuent aujourd’hui à apparaître régulièrement sur le marché de l’art. Elles sont appréciées pour leur qualité d’exécution et leur représentativité de la sculpture décorative française de la fin du XIXe siècle.
Auguste-Louis Mathurin Moreau termine sa vie loin de l’agitation parisienne. Il meurt à Malesherbes le 11 novembre 1917, en pleine Première Guerre mondiale. Sa disparition marque la fin d’une carrière longue et discrète, mais solidement ancrée dans la tradition académique française
Fonte du vivant de l'artiste.
Circa 1910
Dimensions:
Hauteur 65 cm
Largeur 35 cm
Profondeur 28 cm
Cette délicate sculpture en bronze signée Auguste Moreau, sculpteur renommé du XIXe siècle, représente une scène pleine de fraîcheur et de poésie : une jeune fille, pieds nus, assise sur une souche d’arbre, tenant un panier de fruits tout en esquissant un geste de surprise. Son regard fuyant et sa main portée à l’épaule trahissent l’émotion fugace provoquée par un criquet venu troubler sa cueillette. Cette composition expressive saisit un instant vivant et spontané, mêlant grâce juvénile et humour discret.
Avec cette œuvre intitulée La Fille au Criquet, Moreau illustre son goût pour les sujets champêtres et les scènes enfantines empreintes de naturalisme. Le modelé souple du corps, la finesse des traits et la gestuelle élégante témoignent de la virtuosité de l’artiste. La patine brune, riche et homogène, renforce la sensualité douce des formes tout en soulignant le relief des détails, chevelure bouclée, texture du tronc, grappes de raisin dans le panier.
Loin de la simple sculpture décorative, cette œuvre incarne le regard tendre et humaniste que Moreau porte sur l’enfance et la nature. Elle s’inscrit dans la tradition romantique française tout en affirmant une esthétique décorative recherchée par les amateurs du XIXe siècle.
Provenant d’une collection particulière française, cette pièce est en excellent état de conservation, sans accident ni restauration, avec une patine d’origine préservée. Elle constitue un bel exemple de la sculpture de charme du siècle finissant, où technique et émotion se rencontrent harmonieusement.
Biographie
Auguste-Louis Mathurin Moreau est un sculpteur français né le 22 février 1834 à Dijon et mort le 11 novembre 1917 à Malesherbes. Il appartient à une famille d’artistes particulièrement active au XIXe siècle et s’inscrit dans ce que l’on appelle la dynastie des Moreau, l’une des plus importantes familles de sculpteurs français de cette période.
Il est le fils du statuaire et peintre Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau. Il grandit dans un milieu entièrement tourné vers la pratique artistique. L’atelier paternel constitue son premier lieu de formation : il y apprend très tôt le dessin, le modelage et le travail de la forme, selon une transmission traditionnelle fondée sur l’observation et la répétition. Cette éducation artisanale et artistique marque durablement son approche de la sculpture.
Très jeune, Auguste-Louis Mathurin Moreau se destine à la sculpture et complète sa formation par un apprentissage académique. Comme beaucoup d’artistes de sa génération, il monte à Paris afin de perfectionner son art et de s’insérer dans les circuits officiels. Il adopte le langage plastique de la sculpture académique du XIXe siècle, héritée du néoclassicisme et adaptée aux goûts du Second Empire puis de la Troisième République.
Il commence à exposer au Salon des artistes français à partir de 1861. Il y présente régulièrement ses œuvres pendant plus de cinquante ans, jusqu’en 1913. Contrairement à certains membres de sa famille, il ne recherche ni les grandes commandes monumentales ni les distinctions officielles. Sa carrière est marquée par une production constante plutôt que par des succès spectaculaires.
Son œuvre est essentiellement composée de sculptures décoratives, principalement en bronze, mais aussi en plâtre et en terre cuite. Il traite des sujets très appréciés au XIXe siècle : scènes de genre, figures féminines, allégories, enfants, putti et thèmes pastoraux. Son style se caractérise par une grande lisibilité des compositions, une élégance des attitudes et un soin particulier apporté aux détails et aux finitions.
Auguste-Louis Mathurin Moreau s’inscrit pleinement dans la tradition de la sculpture d’édition. Nombre de ses œuvres sont fondues en plusieurs exemplaires et diffusées auprès d’un public bourgeois, ce qui contribue à la large circulation de son travail, mais aussi aux confusions ultérieures autour de son identité, son nom étant souvent réduit à « Auguste Moreau ».
Il travaille dans l’ombre de ses frères, notamment Mathurin Moreau et Hippolyte Moreau, qui bénéficient d’une notoriété plus importante et de commandes officielles. Cette proximité familiale explique en partie pourquoi son œuvre, pourtant abondante, a longtemps été moins étudiée et parfois attribuée de manière imprécise.
Ses sculptures entrent néanmoins dans plusieurs collections publiques françaises, notamment dans des musées de province, et continuent aujourd’hui à apparaître régulièrement sur le marché de l’art. Elles sont appréciées pour leur qualité d’exécution et leur représentativité de la sculpture décorative française de la fin du XIXe siècle.
Auguste-Louis Mathurin Moreau termine sa vie loin de l’agitation parisienne. Il meurt à Malesherbes le 11 novembre 1917, en pleine Première Guerre mondiale. Sa disparition marque la fin d’une carrière longue et discrète, mais solidement ancrée dans la tradition académique française
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