« Isaac et ses fils »
Huile sur toile
116 x 140 cm
Bon état
Govert ou Govaert Teuniszoon Flinck (Clèves, 25 janvier 1615 – Amsterdam, 2 février 1660) était un peintre baroque néerlandais.
Né à Clèves, son père le mit en apprentissage chez un marchand de soie. Mais, se prenant secrètement de passion pour le dessin, il fut envoyé à Leeuwarden, où il séjourna chez Lambert Jacobszon, un mennonite plus connu comme prédicateur itinérant que comme peintre.
C'est là que Flinck rejoignit Jacob Backer, et la compagnie d'un jeune homme, comme lui déterminé à devenir artiste, ne fit que confirmer sa passion pour la peinture. Parmi les voisins de Jacobszon à Leeuwarden figuraient les enfants et les proches de Rombertus van Uylenburgh, dont la fille Saskia épousa Rembrandt en 1634. D'autres membres de la même famille vivaient à Amsterdam, cultivant les arts, tant professionnellement qu'en amateur. Les élèves de Lambert avaient probablement connu Rembrandt grâce à leurs relations avec les Uylenburg. Joachim von Sandrart, qui visita la Hollande en 1637, trouva certainement Flinck reconnu comme l'un des meilleurs élèves de Rembrandt, et il résida régulièrement chez le marchand d'art Hendrik Uylenburg à Amsterdam.
Pendant de nombreuses années, Flinck travailla dans le style de Rembrandt, s'inspirant du style de ce maître dans toutes ses œuvres entre 1636 et 1648. Aspirant à la peinture d'histoire, il s'inspirait cependant des formes généreuses et de la majesté de Pierre Paul Rubens, ce qui lui valut de nombreuses commandes officielles et diplomatiques. La relation de Flinck avec Clèves finit par devenir très importante. Il fut introduit à la cour du Grand Électeur, Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg, qui épousa Louise d'Orange en 1646. Il obtint le patronage de Jean-Maurice de Nassau, nommé stathouder de Clèves en 1649. En 1652, citoyen d'Amsterdam, Flinck épousa une héritière, fille de Ver Hoeven, directeur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Il était déjà bien connu, même dans les cercles patriciens présidés par les frères Cornelis et Andries de Graeff et les Seix de Echevin ; il était un ami proche du poète Vondel et du trésorier Uitenbogaard. Dans sa maison, ornée de moules antiques, de costumes et d'une noble collection d'estampes, il recevait souvent le stathouder Jean-Maurice, dont le portrait est encore conservé dans l'œuvre du savant Barleius.
La même année, il reçut une reconnaissance flatteuse du conseil municipal de Clèves et l'achèvement d'un tableau de Salomon, pendant de la composition d'Amsterdam. Ce tableau et d'autres portraits, tels que ceux de Frédéric-Guillaume et de Jean-Maurice, ainsi que l'allégorie de Louise d'Orange entourée de la Victoire, de la Renommée et d'autres personnages au berceau du premier-né de l'Électeur, ont disparu. De plusieurs tableaux peints pour le Grand Électeur, aucun n'a survécu, à l'exception de l'Expulsion d'Agar, conservée au musée de Berlin.
Comme beaucoup d'autres artistes néerlandais, Flinck est peu présent dans les musées espagnols. Le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid possède un Portrait d'un gentilhomme, et le Musée national d'art catalan de Barcelone possède une Tête en nègre (vers 1640) qui lui est attribuée, offerte par l'homme politique et collectionneur Francesc Cambó.