P.-B. Marcion, Coiffeuse Empire, France, Circa 1810
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P.-B. Marcion, Coiffeuse Empire, France, Circa 1810

Élégante coiffeuse d’époque Empire en acajou et placage d’acajou attribuée à P.-B. Marcion, agrémentée d’une riche ornementation de bronze ciselé et doré. Surmontée d’un miroir en psyché, de forme ovale décoré d’une frise de lierre et de fleurettes, aux montant supportant chacun deux bras de lumière. Composée en partie basse d’une console recouverte d’un plateau en marbre noir, elle ouvre en ceinture à trois tiroirs, richement ornés de palmettes, entourant un cartouche central en ressaut décoré de deux victoires ailées enlaçant une figure allégorique et découvrant une tablette coulissante formant écritoire. Elle est soutenue par deux montants en console à l’avant et deux en pilastre à l’arrière, reposant sur une plinthe de forme concave finissant par des roulettes.

L’ancêtre de la coiffeuse apparait sous l’Antiquité sous la forme de table de toilette, nommée ainsi d’après la fine toile que l’on dispose dessus. Au Moyen-Âge, les femmes utilisent des tables ordinaires sur lesquelles sont posés des miroirs en métal poli.
Au XVIIIème siècle et pendant la première moitié du XIXe siècle, le meuble coiffeuse devient incontournable et répond à une réalité sociale, les personnages importants recevant leurs invités pendant la toilette. Bois précieux et riche ornementation de bronze dorés sont utilisés pour ces meubles qui au-delà de leur aspect pratiquent reflètent également le rang social de la personne qui les possèdent. Certains ébénistes de talents transformèrent la coiffeuse, de meuble pratique, elle devint un meuble à transformations et à combinaisons et certains modèles, comme la coiffeuse présentée ici, peuvent également servir de table à écrire ou de table à jeu.

Biographie  :
Pierre-BenoîtMarcion (1769-1840) exerça comme ébéniste de 1798 à 1817 et fut l’un des principauxfournisseurs de Napoléon Ier après Jacob, se spécialisant dans le mobilier enacajou agrémenté des bronzes dorés. Sa première commande officielle concerne lalivraison en 1801 de 82 chaises en acajou pour le Sénat. A partir de 1805, ilfournit régulièrement le Garde-meuble impérial dont la plupart desathéniennes pour les palais impériaux. Installé d’abord au 41 rueNeuve-des-Petits-Champs, il s’installe en 1801 au 666 rue Helvétius(Saint-Anne) puis au 3 rue de Choiseul de 1811 à 1816. Il fournit principalementle pavillon du Mail, le Petit et le Grand Trianon, le Palais de Compiègne, deFontainebleau. Au retour des Bourbon, il se fit régler les fournitures faitespendant les dernières années de l’Empire et abandonna l’ébénisterie en 1817. 

Bibliographie :
Les Ébénistes du XIXe siècle, Denise Ledoux-Lebard, Editions de l’Amateur, 1984, pp.461-469.

18 000 €

Epoque : 19ème siècle

Style : Empire - Consulat

Etat : Bon état

Matière : Acajou

Longueur : 99

Hauteur : 155

Profondeur : 48

Référence (ID) : 1523441

Disponibilité : En stock

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