François Martin Dit Martin De Grenoble (grenoble 1761 - Lyon 1804)
Buste de femme
Terre cuite, signée au dos
H : 37,5 cm avec socle 51,5 cm
François Martin est né à Grenoble le 26 décembre 1761, en la paroisse de Saint-Louis. Son père exerce la profession de maître-luthier. À l'âge de 11 ans, il fréquente déjà l'école publique de dessin de Grenoble, dirigée par Jacques-André Treillard. Il reçoit cet enseignement jusqu'en août 1778. On ignore quelle vie il mène pendant les années qui suivent et auprès de qui il apprend le métier de sculpteur. Il est mentionné dans l'ouvrage de P. Sanchez (dictionnaire des artistes exposant dans les salons des 17e et 18e siècles, Dijon 2004) qu'il est élève, à Paris, de l'École de l'Académie Royale. Il semble vite faire preuve d'une grande maîtrise professionnelle. Il expose au Salon de La Correspondance, en 1785 et l'année suivante, les bustes de Parmentier, Linné, Bailly, La Fayette ...On lui doit aussi les portraits de Fénelon, Rousseau, Voltaire, La Fontaine ainsi que ceux de personnages importants de la Révolution dont il est très proche : Marat, Mirabeau, Desmoulins. « Du 23 prairial an II (11 juin 1794) de la République une et indivisible. Le comité du salut public : considérant qu'en donnant des encouragements à ceux qui ont toujours consacré leurs talents à la gloire de la patrie, elle dirigerait vers cet objet les efforts des autres artistes et éveillerait ainsi, dans leurs âmes, l'amour des arts et le besoin de l'estime républicaine. Arrête que le citoyen Martin, sculpteur, qui depuis la Révolution s'est honoré de ne travailler qu'à des sujets civiques et qui n'a recueilli de ses travaux qu'une indigence vertueuse, recevra par forme d'encouragement et d'indemnité, pour l'aider à continuer ses essais, la somme de 300 livres à prendre sur les 50 millions mis à la disposition du comité. Signé : Barère, Prieur, Robespierre. » À la fin del'année 1795 il s'installe à Lyon où il poursuit son activité de statuaire en exécutant les bustes de nombreuses personnalités civiles et militaires. Il décède à Lyon le 25 novembre 1804. Il avait épousé à Grenoble, en 1799, Thérèse Barberoux. Son oeuvre, encore méconnue, a fait l'objet d'une intéressante exposition à Vizille, au Musée de la Révolution française du 27 juin au 27octobre 2014.
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Parfait état
Matière : Terre cuite
Hauteur : 37,5 cm avec socle 51,5 cm
Référence (ID) : 1507852
Disponibilité : En stock





























