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Beau Portrait De Dame En Robe De Soie Rouge Avec étole De Fourrure, Vers 1675, Huile Sur Toile
Dans ce portrait, peint à l'époque du Grand Incendie de Londres, une jeune femme est représentée vêtue d'une tenue luxueuse et richement joaillière. Le drapé de soie écarlate est maintenu par deux immenses broches en or et perles. Une immense broche en or, diamants et perles orne le corsage, et le plus frappant est peut-être l'imposante bande d'or, de rubis et de perles qui orne la fourrure. Les immenses boucles d'oreilles en forme de poire sont appelées « unions d'excellence », reflétant la difficulté de trouver des perles parfaitement assorties d'une telle taille (elles pouvaient atteindre 20 mm de diamètre). Le costume et les bijoux témoignent bien sûr de la richesse de cette femme, et ce portrait en est le parfait exemple. La fenêtre, à travers laquelle on peut admirer un ciel bleu et un paysage, ajoute de l'intérêt et de la profondeur au portrait, et était souvent utilisée dans les portraits de l'époque. Les cheveux bouclés serrés, tombant librement de la tête, étaient une mode des années 1670 et étaient connus sous le nom de hurluberlu (apparu pour la première fois vers 1671). Ce détail, ainsi que la tenue vestimentaire, permettent de dater le portrait des années 1675-1688 environ. Dans ses célèbres lettres, Madame de Sévigné décrit ce style : « Imaginez maintenant les cheveux séparés à la paysanne à cinq centimètres du chignon arrière ; les cheveux sont coupés en couches de chaque côté et formés en boucles rondes et lâches qui tombent environ deux centimètres sous l'oreille ; l'ensemble paraît très jeune et joli : deux bouquets de cheveux de chaque côté… une large boucle sur le dessus qui retombe parfois sur la nuque.» Le placement de la main, délicatement rendue, rappelle l'œuvre de Van Dyke.
L'artiste maîtrisait parfaitement la technique de la peinture à l'huile. Le visage, les mains et le drapé ont été rendus avec une délicatesse remarquable ; notez les rehauts soigneusement placés sur les yeux et la lèvre inférieure. La maîtrise de Huysmans dans la reproduction des couleurs riches et du traitement des matières, ainsi que le fini doux et brillant de la peau, est une caractéristique distinctive de son style. Son style exubérant a particulièrement séduit la reine Catherine, d'origine portugaise ; il était son principal peintre et ses nombreux portraits d'elle sont particulièrement célèbres. Notre portrait est un exemple remarquable de cet artiste distingué.
Jacob Huysmans (vers 1633-1696) a émigré d'Anvers en Angleterre avant la Restauration en 1660. Il s'est imposé comme un peintre de cour éminent et était considéré comme un rival important du peintre de cour Peter Lely. Il était l'oncle de Cornelis et Jan Baptist Huysmans, tous deux peintres paysagistes. Les premières traces de sa présence en Angleterre remontent à 1662. Initialement, il se spécialisa dans la création de pastiches de tableaux historiques au format réduit, inspirés des œuvres d'Antoine van Dyck. Grâce à ses efforts artistiques, il obtint ensuite un poste de portraitiste à la cour de Charles II. Le célèbre diariste Samuel Pepys visita l'atelier de Huysmans et décrivit son talent comme surpassant celui de Lely. Il remarqua que les portraits de la reine et des demoiselles d'honneur comptaient parmi les plus beaux qu'il ait jamais vus.
Huysmans mourut à Jermyn Street, à Londres, en 1696 et fut inhumé à l'église Saint-James de Piccadilly, pour laquelle il avait auparavant créé un retable pour la chapelle de la reine susmentionnée.
Lors du rentoilage de cette toile, un texte indistinct (notamment « King Charles ? ») a été découvert au verso (voir photo).
Dimensions : Hauteur 92 cm, largeur 78 cm encadré (Hauteur 92 cm, largeur 78 cm encadré)
L'artiste maîtrisait parfaitement la technique de la peinture à l'huile. Le visage, les mains et le drapé ont été rendus avec une délicatesse remarquable ; notez les rehauts soigneusement placés sur les yeux et la lèvre inférieure. La maîtrise de Huysmans dans la reproduction des couleurs riches et du traitement des matières, ainsi que le fini doux et brillant de la peau, est une caractéristique distinctive de son style. Son style exubérant a particulièrement séduit la reine Catherine, d'origine portugaise ; il était son principal peintre et ses nombreux portraits d'elle sont particulièrement célèbres. Notre portrait est un exemple remarquable de cet artiste distingué.
Jacob Huysmans (vers 1633-1696) a émigré d'Anvers en Angleterre avant la Restauration en 1660. Il s'est imposé comme un peintre de cour éminent et était considéré comme un rival important du peintre de cour Peter Lely. Il était l'oncle de Cornelis et Jan Baptist Huysmans, tous deux peintres paysagistes. Les premières traces de sa présence en Angleterre remontent à 1662. Initialement, il se spécialisa dans la création de pastiches de tableaux historiques au format réduit, inspirés des œuvres d'Antoine van Dyck. Grâce à ses efforts artistiques, il obtint ensuite un poste de portraitiste à la cour de Charles II. Le célèbre diariste Samuel Pepys visita l'atelier de Huysmans et décrivit son talent comme surpassant celui de Lely. Il remarqua que les portraits de la reine et des demoiselles d'honneur comptaient parmi les plus beaux qu'il ait jamais vus.
Huysmans mourut à Jermyn Street, à Londres, en 1696 et fut inhumé à l'église Saint-James de Piccadilly, pour laquelle il avait auparavant créé un retable pour la chapelle de la reine susmentionnée.
Lors du rentoilage de cette toile, un texte indistinct (notamment « King Charles ? ») a été découvert au verso (voir photo).
Dimensions : Hauteur 92 cm, largeur 78 cm encadré (Hauteur 92 cm, largeur 78 cm encadré)
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