Louis Sognot Zig Zag Coffee Table flag

Louis Sognot Zig Zag Coffee Table
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Object description :

"Louis Sognot Zig Zag Coffee Table"
Table basse triangulaire,de louis sognot 1892 /1970
modèle produit en 1955

piétement en acajou blond formant un zig-zag de forme libre animé en position médiane d’un éventail en métal laqué noir formant tablette intermédiaire, dalle de verre supérieure triangulée

excellent état général

livraison sur toute la france de 50 a 100 euros

Louis Sognot(1892-1970) estartiste décorateuretdesigner. Tout d'abord protagoniste duCubismeet duMouvement moderne, il va s'en démarquer en s'éloignant des radicalités duFonctionnalismepour affirmer une certaine idée du confort et de la qualité; cette position singulière explique sa double implication à la fois comme membre de l'Union des artistes décorateurs, créateurs, ensembliers (UADCE)et de l'Union des artistes modernespuis, plus tardivement, son engagement dans l'Institut d'Esthétique industrielle.
Ancien élève de l'École Bernard Palissy, il apprend l'ébénisterie chezJansenpuis l'aménagement des paquebots dans l'atelier Krieger. Après sa démobilisation en 1919, il entre en 1920 auxGrands Magasins du Printempspour ensuite diriger l'atelier «Primavera»après la mort en 1931 deRené Guilleré, aux côtés deCharlotte Chauchet-Guilleréson épouse, jusqu'à l'arrivée deColette Guédenen 1938. Primavera - qui est l'un des lieux fondateurs de l'Art déco- lui permet d'éditer ses premiers meubles qu'il présente à partir de 1923 auSalon d'automneet auSalon des artistes décorateurs. Il invente ainsi un fauteuil en cuir et acier plat chromé sur ressorts dès 19251, une chaise enveloppante en croute de cuir2et un tabouret de bar fortement architecturé en tube de métal chromé, qu'il présente pour Primavera auSalon d'automnede 1927 et qui sera suivi en 1929 par un tabouret de bar laqué noir plus simplifié3. Le portfolioRépertoire du goût moderne N°5, publié en 1929 aux éditions Albert Lévy, comporte également une planche de Sognot de 1927 d'un «Mobilier en métal pour un atelier-studio».
Lemouvement modernel'inspire largement et l'on ressent rapidement dans ses créations une forte influence du cubisme, notamment dans le pavillon Primavera présenté à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernesde 1925, où il découvre aussi les réalisations deRobert Mallet-StevensetFrancis Jourdain, qui vont largement influencer ses futurs réalisations. Il adhère sous leur parrainage à l'Union des artistes modernesen1930, sans pour autant rompre définitivement ses liens avec laSociété des artistes décorateurs.
Le temps du mobilier moderne[modifier|modifier le code]
Bien qu'influencé par le mobilier en tube métallique chromé tel qu'il fut inventé parMarcel Breuer, Louis Sognot va trouver ses propres marques dans leMouvement modernedès la fin desannées 1920. De 1928 à 1933, il s'associe avecCharlotte Alixen fondant le Bureau international des arts français. Ils sont les premiers à collaborer avec la Société du Duralumin, filiale de L’Aluminium français, spécialisée dans la fabrication de tubes et profilés divers en alliages d'aluminium, qui a fondé un atelier pour assister les architectes et les décorateurs dans leurs projets4. Ils inventent alors de nombreux ensembles en métal mais qui cherchent à échapper au "Style clinique" pour se réconcilier avec la qualité d'une certaine tradition française revendiquée auSalon des artistes décorateurs. Ils font éditer en 1929, pour les grands magasins duPrintemps, un salon de thé pour terrasse enduralium5, recherchent des matériaux novateurs, autant parmi les métaux, verres que plastiques, et ajoutent à leurs meubles des matières qui, sans être rares, dégagent une préciosité, comme les glaces, bois, moëlle de rotin, cuirs ou tissus colorés6, qui les font très largement remarquer par la critique de l'époque, car ils semblent réconcilier productivisme de l'industrie et individualisme du décor7:
«On voit que s'ils ont presque partout utilisé le métal, ils ne l'ont fait que d'une façon très rationnelle en le faisant participer à l'ensemble, en le mêlant au bois sans l'imposer comme matière unique. Ils n'ont pas cherché les formules-standard; au contraire, ils pensent que chaque nouvel ameublement comporte une nouvelle solution et c'est ainsi qu'ils ont réussi à donner de l'intimité à une matière que d'aucuns prétendaient inutilisable à ces fins»
En 1930, au premier Salon de l’Union des Artistes Modernes à laquelle ils ont adhéré dès son origine, Louis Sognot et charlotte Alix présentent une «salle de conseil d’administration transformable en salle de travail» destinée à l'aménagement deslaboratoires Rousselà Paris avec du mobilier en tube de métal de section carrée et verre qui, avec ses fauteuils métalliques revêtus de tissus lavables, est considérée comme un des ensembles les plus achevés8. Au Salon des artistes décorateurs de la même année, ils présentent un stand «Essai de salon de repos pour une habitation coloniale» avec la Société du Duralumin, remarqué par le MaharadjahYeshwant Rao Holkar IIet la Maharani d’Indorequi leur passent commande pour le palais deManik Bagh, construit et aménagé par l’architecte allemandEckart Muthesius, dont des fauteuils9, une coiffeuse, une chaise longue et plusieurs autres de leurs créations à nouveau exposées au Salon d'Automne de 1931 et à celui de l'UAM de 1932 et adaptées avant leur envoi en Inde. Toujours en 1930, ils réalisent un fauteuil et une chaise pivotants en simili cuir noir et pied cruciforme chromé10,11et participent, en compagnie deLe Corbusier,Pierre Chareau, Francis Jourdain et quelques autres artistes décorateurs, à l’aménagement des bureaux du journal La Semaine à Paris, bâtiment construit par Mallet-Stevens rue d'Assas.
De multiples recherches techniques débouchent sur des expériences qui contribuent efficacement à l’évolution du mobilier moderne. Au Salon d’Automne de 1932, Sognot fait figure de précurseur en exposant une salle à manger en «lakarmé»12, un nouveau matériau plastique, moulé et laqué, qui lui permet d’obtenir des meubles légers, incombustibles, aux formes variées et futuristes13. La même année, ils exposent au Salon de l’UAM une grande table rectangulaire de salle à manger fixée en porte-à-faux contre un mur garni d’un miroir avec des sièges en métal tendus de rotin14et un étonnant lit enduraluminavec tables de chevet pivotantes en dalles de verre, qui sera choisi en 1935 par le Maharadjah d’Indore. En 1933, ils inventent également des meubles à piètement tubulaire chromé en zigzag, dont des porte-revues et tabourets de salle de bains (MNAM[archive])15,16.
Louis Sognot aménage aussi, avec Charlotte Alix puis sans elle, l’atelier deJean Carlu17, le bar duPolo de Bagatelle, des bureaux du Syndic de la ville de Paris ou encore des décors de théâtre pourHenri Bernstein.
Il conçoit également un mobilier de cabine de bateau en tube d'acier, primé au concours organisé par l'Office Technique pour l'Utilisation de l'Acieret exposé sur son stand au Salon d'Automne de 1934, puis en 1935, le bureau en palissandre et sycomore très fonctionnel du premier médecin de bord dupaquebot Normandie. AvecLe Corbusier,Charlotte Perriand,Pierre JeanneretetRené Herbst, il présente égalementLa Maison du Jeune Hommeà l'Exposition universelle de 1935deBruxelles.
Le tournant du modernisme social[modifier|modifier le code]
Un nouveau tournant dans sa création s'amorce à partir de l'Exposition internationale des arts et des techniquesen 1937, où Louis Sognot est Président du groupe des Etalagistes au Palais de la Publicité, alors que se diffusent les premières créations de qualité abordables par desclasses moyennes- notamment dans le Pavillon suédois. Le relais est pris auSalon des arts ménagersen 1939 quand il présente une chambre d'hôtel très économique et entièrement en rotin18. La guerre interrompt cette amorce de démocratisation mais Louis Sognot va reprendre ce travail dès 1945, en concevant des modèles pour sinistrés aux côtés deRené Gabriel19. Il le reprend ensuite avec Jacques Dumond pour des appartements types à l'Exposition internationale de l'urbanisme et de l'habitationen 1947.
Dans cette période, il définit un vocabulaire créatif précis où interviennent surtout le bois clair, lerotin- dont il est devenu le spécialiste en France - et plus ponctuellement le métal. Il reste très dynamique jusqu'auxannées 1960, ses créations luxueuses sont éditées par Maurice Rinck (dont celle présentée à l'Exposition universelle de 1958) alors que d'autres modèles plus simples sont produits industriellement. Mêlant les uns et les autres dans ses stands, aux arts ménagers ou aux artistes décorateurs, et dans ses aménagements, il crée des associations particulièrement originales où, dans des lignes larges et souples, contrastent le ton clair du rotin, les couleurs vives des tissus et le noir du métal dans les meubles, et dans les luminaires réalisés en collaboration avecSerge Mouille.

Price : 1800 €
Artist : Louis Sognot
Period:20th Century
Style:Design 50's and 60's
Condition : Très bon état

Material : Acajou
Width : 90 cm
Height : 44 cm
Depth : 65 cm

Reference : 685867
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