Marble Bust Of Adele d'Affry, Duchess Of Castiglione Colonna Dite Marcello flag

Marble Bust Of Adele d'Affry, Duchess Of Castiglione Colonna Dite Marcello
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"Marble Bust Of Adele d'Affry, Duchess Of Castiglione Colonna Dite Marcello"
Buste en marbre d'ADELE d'AFFRY, duchesse de Castiglione Colonna dite MARCELLO (1836-1879), "buste de femme".

Signé sous l'épaule gauche et daté 1867. Etiquette au dos " Palazzo Ruspoli N° 7. / 26. "

Biographie :

Adélaïde Nathalie Marie Hedwige Philippine d’Affry naît le 6 juillet 1836 à Fribourg.
Elle est la fille aînée du comte Louis d’Affry (1810-1841) et de Lucie de Maillardoz (1816-1897), fille de Philippe, marquis de Maillardoz. La carrière militaire est la voie traditionnelle dans laquelle se sont illustrés les membres masculins de la famille d’Affry. Le goût des arts est une valeur transmise de génération en génération dans la famille Affry.
Louis d’Affry (1743-1810), l’arrière-grand-père d’Adèle, fut le premier Landamann de la Suisse. Il s'adonnait à la gravure, et son fils Charles, qui a servi sous les ordres de Bonaparte, documente des scènes de la vie militaire à l'aquarelle.

Entre 1853 et 1854, Adèle d’Affry reçoit
l’éducation classique des jeunes filles bien nées, comprenant des leçons de dessin et d’aquarelle auprès du peintre Joseph Auguste Dietrich (1821-1863). C’est durant ces années qu’elle prend pour la première fois des cours de modelage dans l’atelier du sculpteur suisse Heinrich Max Imhof (1795-1869), à Rome.

Le 5 avril 1856, Adèle d’Affry épouse Carlo Colonna (1825-1856) à Rome. Ce dernier, anobli un mois plus tard, reçoit le titre de duc de Castiglione-Altibrandi. Cette union est de courte durée. Carlo Colonna meurt subitement d’une fièvre typhoïde, à Paris, le 18 décembre.

Adèle Colonna est obligée de rentrer à Rome en 1857 pour régler les différends qui l’opposent à la famille Colonna dans l’affaire de la succession de son époux. La duchesse trouve refuge au couvent des Dames du Sacré-Cœur, à la Trinité-des-Monts. Sa vocation artistique s’éveille progressivement à cette époque. Elle reprend ses leçons dans l’atelier d’Imhof, visite de nombreuses églises, admire les œuvres de l’Antiquité et de Michel-Ange. À l’automne, elle modèle le buste de son défunt mari. Cette première sculpture est rapidement suivie d’un autoportrait.

En 1863, Adèle Colonna choisit, après bien des hésitations, d’exposer au Salon parisien sous le pseudonyme de « Marcello ». Elle présente trois bustes : Bianca Capello, le Portrait du comte G. de Nicolay et le Portrait de Mme la duchesse de San Cesario, une œuvre en cire. Le franc succès rencontré par sa Bianca retient l’attention de l’impératrice Eugénie qui l’invite à participer à l’un des fameux lundis des Tuileries.
Adèle est désormais conviée à la cour et côtoie Napoléon III (1808-1873), auquel elle voue une grande admiration.
Marcello expose La Gorgone, un buste en marbre, au Salon de 1865. Le 2 août, elle reçoit la commande officielle d’un portrait de l’impératrice Eugénie, destiné à orner la salle du trône de l’hôtel de ville de Paris. Marcello produira quatre versions différentes de ce buste.

Durant les mois de juin et juillet 1866, Marcello part pour Londres et surveille de près la réception de son buste de La Gorgone en bronze, exposé à la Royal Academy. Son admiration pour la reine Marie-Antoinette, qu’elle partage avec l’impératrice Eugénie, l’a conduite à réaliser les bustes de Marie-Antoinette à Versailles et Marie-Antoinette au Temple, qu’elle présente au Salon à Paris en mai 1866. En novembre, son buste de l’impératrice est durement critiqué et refusé par la commission des beaux-arts de la ville de Paris, ce qui la rend furieuse. Elle craint d’être tombée en disgrâce auprès d’Eugénie. Cette affaire, malgré son issue heureuse — le préfet Haussmann prend la décision d’accepter le buste — la plonge dans un malaise persistant.

Marcello présente huit de ses œuvres, dont Hécate, commande de l’empereur Napoléon III pour les jardins de Compiègne, à l’Exposition universelle de 1867, dans la section des États pontificaux. Puis, accompagnée de sa mère, elle voyage durant les mois de mai et juin 1867 à travers l’Autriche, l’Allemagne et la Hongrie. À Budapest, les deux femmes assistent au couronnement de l’impératrice Élisabeth (1837-1898). À son retour à Paris, Marcello réalise un petit buste en marbre de celle-ci.

De retour à Rome en 1869, Marcello envoie à Paris, pour le Salon, le buste de la Bacchante fatiguée. Dans son atelier de Papa Giulio, elle compose son chef-d’œuvre, La Pythie, que Charles Garnier (1825-1898) retiendra pour orner son nouvel opéra. Alors qu’elle rencontre de nombreuses difficultés techniques dans la réalisation de sa statue, elle rêve d’abandonner la sculpture et ses lourdes contraintes matérielles pour la peinture. Elle étudie le dessin à la villa Médicis sous la direction d’Ernest Hébert (1817-1908) et partage sa passion pour la musique avec les compositeurs Charles Gounod (1818-1893) et Franz Liszt (1811-1886). Elle pratique également la peinture dans l’atelier du peintre Marià Fortuny (1838-1874), où elle a rencontré Eduardo Rosales (1836-1873).

Marcello présente sa Pythie en bronze et le buste du Chef abyssin au Salon de 1870, à Paris. Réfugiée en Suisse pendant la guerre puis la Commune, lasse des épuisements causés par la sculpture et la maladie, elle s’exerce dans l’atelier du peintre Alfred van Muyden, à Genève. À partir de 1870, luttant contre la tuberculose, et la sculpture lui demandant trop d'énergie, elle s'adonne de plus en plus à la peinture.

De retour à Paris en 1872, Marcello poursuit ses études de peinture sous la direction de Léon Bonnat.

Profondément touchée par la mort de Napoléon III en 1873, la duchesse se rend à Chislehurst en Angleterre et présente ses condoléances à l’impératrice Eugénie et au prince impérial. Marcello envisage de faire ses débuts de peintre au Salon en envoyant le Portrait de madame de Tallenay, mais décide finalement de s’abstenir. Les cinq bustes exposés à l’Exposition universelle de 1873 à Vienne, Le Chef abyssin, Bianca Capello, les Marie-Antoinette et la Pythie, lui rapportent une médaille.

Œuvres dans les collections publiques en France :

En France
Arras, musée des beaux-arts : Femme transtévérine, dite aussi Belle romaine, buste en marbre5 ;
Fontainebleau, château de Fontainebleau : Bianca Capello, buste en marbre6 ;
Lyon, musée des beaux-arts : L'Impératrice Eugénie, buste en marbre7 ;
Marseille, musée des beaux-arts : Bianca Capello, buste en marbre ;
Montpellier, parc du domaine de Grammont : Hécate et Cerbère, vers 1866, groupe sculpté en marbre commandé par Napoléon III et destiné à l'entrée de la Forêt de Fontainebleu. En 1867, l'œuvre est envoyé à l'exposition universelle de 1867. La sculpture est installée dans les jardins du palais de Compiègne puis est attribuée par l'État à la ville de Montpellier en 1889.
Paris :
musée d'Orsay :
Chef abyssin, vers 1870, buste en marbre, agrafe en bronze et pierre bleue ;
Femme transtévérine, 1874, buste en marbre;
La Marquise Olga deTallenay, 1875, masque en plâtre ;
Palais Garnier : Pythie, 1870, statue en bronze, sous le grand escalier.
Price : 12000 €
Period:19th century
Style:Other Style
Condition : Très bon état

Material : Marbre
Width : 55 cm
Height : 87 cm
Depth : 29 cm

Reference : 567374
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