Louis-Philippe d'Orléans, Médaillon par Pierre-Joseph Lorthior (1733-1813) Epoque Louis XVI flag

Louis-Philippe d'Orléans, Médaillon par Pierre-Joseph Lorthior (1733-1813) Epoque Louis XVI
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Description de l'antiquité :

"Louis-Philippe d'Orléans, Médaillon par Pierre-Joseph Lorthior (1733-1813) Epoque Louis XVI"

PIERRE-JOSEPH LORTHIOR
(Lille 1733 – Paris 1813)

PRINCE LOUIS-PHILIPPE D’ORLEANS (1747-1793)

Très rare médaillon en étain.
Signé et daté “LORTHIOR IN.ET S. MDCCLXXXII” pour Lorthior Inventeur et Sculpteur 1782.

Le prince est représenté sur un cheval cabré sur un champ de bataille dans la tradition des souverains.
Inscription en bordure :
“LOUIS PHILIPPE DUC D’ORLEANS VALOIS CHARTRES NEMOURS ET MONTPENSIER Cte DE SOISSONS ET DE VERMANDOIS PRINCE DE JOINVILLE PAIR D’AVESNES”

Dans son cadre d’origine en bois doré à décor d’une frise de perles et rosaces.
Inscription manuscrite au dos :
“Chambre de Madame la vicomtesse”

EPOQUE LOUIS XVI - 1782.

Dimensions :
Médaillon 12,2 cm de diamètre.
Cadre : Hauteur 23,8 cm x longueur 23,6 cm.

Une médaille identique, en moins bon état et sans cadre, est conservée à Paris au Musée Carnavalet.

BIOGRAPHIE DE LORTHIOR :
Pierre-Joseph Lorthior, né le 22 janvier 1733 à Lille et mort en 1813 à Paris, est un médailleur et dessinateur de billet de banque français.
Pierre-Joseph Lorthior a gravé un grand nombre de médailles, cachets et jetons. Il exécuta le grand sceau de la reine Marie-Antoinette d'après les étains de M.Richebé. Il était médailleur du roi.
En 1789, il exécute différentes gravures pour des billets de la Caisse d'escompte.
En 1790, il envoie à l'Assemblée nationale un rapport sur la confection des assignats et son projet est retenu pour une première série d'émissions.
En 1791, il participe au concours national visant à refondre l'ensemble des pièces de monnaie.
Il est l'auteur de plusieurs assignats, aux côtés de Nicolas-Marie Gatteaux.


Un médaillon de Lorthior représentant la reine Marie-Antoinette a été adjugé 22500 € chez Christie’s à Paris en 2015 :
MEDAILLON ET CADRE D'EPOQUE LOUIS XVI (christies.com)


BIOGRAPHIE DE LOUIS PHILIPPE d’ORLEANS :
Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres, puis duc d’Orléans (1785-1790), dit Philippe Égalité après 1792, est un prince du sang français né au château de Saint-Cloud le 13 avril 1747 et mort guillotiné à Paris le 6 novembre 1793. Il est le père du roi des Français Louis-Philippe Ier.
Fils de Louis-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans, dit « le Gros », et de Louise-Henriette de Bourbon, princesse du sang (morte en 1759), il fut titré duc de Montpensier à sa naissance (1747-1752), puis porta le titre de duc de Chartres à la mort de son grand-père. À celle de son père, il devint alors duc d’Orléans et premier prince du sang. Il descendait en ligne masculine du régent Philippe d’Orléans et du roi Louis XIII.
Pair de France, Philippe d’Orléans fait de bonne heure preuve d’indépendance. Comme tous les princes des branches cadettes de la maison de Bourbon, il prend le parti des Parlements en 1771 et refuse de siéger au « parlement Maupeou ».
À partir de 1785, devenu duc d’Orléans à la mort de son père, il offre au Palais-Royal un point de ralliement aux ennemis de la cour, ses relations avec la famille royale étant devenues très tendues depuis l'affaire d'Ouessant. Si le roi Louis XVI n'a jamais vraiment apprécié son lointain cousin, en revanche Marie-Antoinette avait entretenu des relations cordiales avec le jeune duc de Chartres. Désormais, le ressentiment est grand entre les deux personnalités.
Adepte des idées nouvelles et grand admirateur des institutions britanniques, le duc de Chartres manifeste plus d’une fois avant la Révolution, son hostilité au régime et à la Cour, notamment lors de l’assemblée des notables (1787). Chef du 3e bureau à l’Assemblée des notables (1787), il déclare que les États généraux ont seuls le droit de voter les impôts, et proteste contre les édits bursaux.
Le duc d'Orléans est élu député de la noblesse aux États généraux de 1789. Proche des idées de Sieyès et conseillé par son secrétaire Choderlos de Laclos, il est du groupe des 47 députés de la Noblesse qui se rallient au tiers état, le 25 juin 1789. Il est porté à la présidence de l'Assemblée le 3 juillet, mais refuse cet honneur le lendemain.
Il est lié un temps à Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, et espère être nommé lieutenant-général du royaume ou assurer une fonction de régence. Cependant, par manque de résolution, il rate l'occasion de jouer un rôle de médiation après les évènements du 14 juillet.
Le duc d'Orléans étant compromis à la suite du rôle qu'il a joué lors des journées des 5 et 6 octobre 1789, Louis XVI préfère l'éloigner de la cour en lui confiant une mission diplomatique en Grande-Bretagne. Il évite ainsi d'avoir à s'expliquer, lors de l'instruction menée au Châtelet de Paris, pour déterminer les responsabilités de ces journées révolutionnaires. Le duc est alors au sommet de sa popularité.
Revenu en France en juillet 1790, il décide de prendre ses distances avec le débat politique, malgré la pression de son entourage qui envisageait depuis 1789 un changement de dynastie en sa faveur. Toutefois, la popularité du prince est en baisse et ses soutiens à l'Assemblée constituante se raréfient. Malgré tout, Orléans et d'autres députés, dont Mirabeau, mis en cause dans l'enquête du Châtelet sont lavés de toute accusation par l'Assemblée en septembre 1790.
Après la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes, la question de l'abdication du roi et l'organisation d'une régence est à l'ordre du jour. Au grand dépit de Choderlos de Laclos qui ne ménage pas ses efforts pour promouvoir cette solution, le duc d'Orléans déclare solennellement et par écrit le 28 juin qu'il renonce absolument à toute intention de prendre la régence en France.
Élu à la Convention nationale en 1792 par le département de la Seine, il siège toujours avec les Cordeliers, au milieu de la Montagne, sous le nom de « Philippe Égalité ». C'est Manuel, le procureur de la commune et proche de Danton, qui lui suggère d'adopter ce nom, les titres princiers étant proscrits.
Il vote la mort de son cousin le roi Louis XVI.
Le 4 avril 1793, son fils aîné le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), qui est alors lieutenant-général à l'Armée du Nord, passe à l'ennemi autrichien aux côtés de son chef, le général Dumouriez, auteur d'une tentative manquée de coup d'État. Égalité devient alors suspect aux yeux des Montagnards. Tous les membres de la famille de Bourbon sont arrêtés le 7 avril 1793. La mesure concerne le duc d'Orléans, ses deux autres fils, le duc de Montpensier et le comte de Beaujolais, et sa sœur Louise-Bathilde. La Convention décide d'éloigner toute la famille de Paris et opère leur transfert immédiat au fort Saint-Jean à Marseille. Seule sa fille Marie-Adélaïde bénéficie d'une certaine clémence et est assignée à résidence au château de Bizy.
Accusé, Philippe Égalité est ramené à Paris et envoyé à la Conciergerie le 2 novembre. Il est jugé par le Tribunal révolutionnaire le 6 novembre 1793. Il n'y a pas de preuves contre lui, mais durant cette période, la simple suspicion suffit.
Il est condamné à mort et guillotiné le jour même, 6 novembre 1793.
Prix : 2500 €
Artiste : Pierre Joseph Lorthior (1733-1813)
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Très bon état

Matière : étain, bois doré
Longueur : 23,6 cm pour le cadre
Diamètre : 12,2 cm
Hauteur : 23,8 cm pour le cadre

Référence (ID) : 782880
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