Table à jeux à plateau en portefeuille, époque XVIIIe siècle flag


Description de l'antiquité :

"Table à jeux à plateau en portefeuille, époque XVIIIe siècle"
Table à jeux à plateau pivotant dit en portefeuille. En acajou et placage d’acajou, elle est ornée sur les 4 faces de la ceinture et sur son plateau de filets de laiton encadrant le placage d’acajou.
Le plateau pivote à 90° et se déploie en un volet reposant sur le piétement. Celui-ci dévoile une feutrine inscrite dans un large cadre d’acajou. La table repose sur quatre pieds en gaine se terminant par des sabots de forme carrée, en acajou soulignés de moulures de laiton.

Cette table à jeux comporte un piétement caractéristique de certains ébénistes d’Allemagne ou des Pays-Bas.
Deux ébénistes réputés du XVIIIesiècle en firent notamment usage.
Le premier est Jean-Joseph CHAPUIS (1765-1864), ébéniste bruxellois formé à Paris, fournisseur du Palais royal de Laeken[1], dont des pièces sont détenues entre autre, en Belgique, par les Musées royaux d'Art et d'Histoire et le château de Laeken, à l'étranger par plusieurs grandes institutions telles que le Musée Jacquemart-André de Chaalis, le Victoria & Albert Museum de Londres, le Carnegie Museum of Artde Pittsburgh, Neue Sammlungde Munich, le Vitra Design Museumà Weil am Rhein, le Minneapolis Institute of Artou encore la Fundação Eugénio de Almeida au Portugal.
CHAPUIS était spécialiste des tables à transformation, et notamment des tables à volets.

Le second ébéniste à user de ces caractéristiques stylistiques est le célèbre David ROENTGEN, ébéniste allemand de renom ayant fourni la cour de France ainsi que les plus grandes cours et aristocrates européens, dont les œuvres sont conservées dans les grandes collections privées et publiques, notamment dans les collections royales anglaises, au château de Versailles, au Musée du Louvre, à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, dans diverses résidences royales allemandes et dans les principaux musées américains.
Des pieds et sabots semblables sont à relever sur une table conservée au Metropolitan Museum de New York[2] ainsi que sur un bureau plat conservé, avec son cartonnier, au château de Monbijou[3]. La forme très spécifique des sabots associés aux pieds en gaine se retrouve également sur un bureau cylindre[4] et une petite table à complication[5], tous deux conservés au château de Versailles, une table ovale à complication conservée au musée de Philadelphie[6], ainsi que sur plusieurs tables «multifonctions», une des spécialités de l’ébéniste, soit des tables à volets dévoilant une ou plusieurs surfaces réservées aux jeux et une surface dite «à écrire», l’une conservée au Bayerisches de Munich[7], une autre issue de la collection Teschen-Habsbourg au MAK de Vienne[8], une autre au Metropolitan Museum de New York[9]. Certaines commode de ROENTGEN comportent également ces piètements en gaine terminés par des sabots proéminents de bois, l’une ayant appartenu au roi Louis XVI et conservée au Metropolitan de New York[10], une autre provenant de la collection du Grand duc de Saxe-Weimar conservée au Victoria & Albert Museum de Londres[11]. Plusieurs meubles du Palais de Gatchina à Saint Petersbourg, de Chatsworth House, acquises par le 5educ de Devonshire, comportent cette particularité, qui, étendue aux sabots de bronze, sera une véritable signature du prestigieux ébéniste.


[1] CHAPUIS demeure un ébéniste peu connu, les premières études sur le mobilier français du XVIIIesiècle ayant attribué son estampille à un homonyme, simple marchand.
[2] METROPOLITAN MUSEUM OF ARTS, NEW YORK, Roentgen David (attr. to), Ovale Table, ca. 1774-80, inv. 58.75.39.
[3] HOHENZOLLERN MUSEUM, SCHLOSS MONBIJOU, Roentgen David, Large table with cartonnier, 1793-94.
[4] MUSÉE NATIONAL DES CHÂTEAUX DE VERSAILLES ET DE TRIANON, VERSAILLES, Roentgen David, Bureau cylindre, 1781, inv. Vmb 13942.
[5] MUSÉE NATIONAL DES CHÂTEAUX DE VERSAILLES ET DE TRIANON, VERSAILLES, Roentgen David, Table ovale, 1775-80, inv. Vmb 837.
[6] PHILADELPHIA MUSEUM OF ARTS, PHILADELPHIE, Roentgen David, Writing table, c. 1775-80, inv. Vmb 1986-26-117.
[7] BAYERISCHES NATIONAL-MUSEUM, MUNICH, Roentgen David, Multifunctional table, c. 1774-80, inv. 84/239.
[8] MAK -MAK – Österreichisches Museum für angewandte Kunst / Gegenwartskunst, VIENNE, Roentgen David, Multifunctional table, c. 1774-75, inv. H270.
[9] METROPOLITAN MUSEUM OF ARTS, NEW YORK, Roentgen David, Game table, ca. 1775-79, inv. 2007.42.1a-e, .2a-0, aa-nn.
[10] METROPOLITAN MUSEUM OF ARTS, NEW YORK, Roentgen David, Commode à vantaux, ca. 1775-79, inv. 1982.60.81.
[11] VICTORIA & ALBERT MUSEUM, LONDRES, Roentgen David, Commode, 1776-79, inv. W.51-1948.


BIBLIOGRAPHIE

  • FABIAN Dietrich, Roentgen Möbel aus Neuwied, Bad Neustadt: International Akademie für Kulturwissenschaften, 1986, figs 342-8.
  • FABIAN Dietrich, "Die Entwicklung der Einlegekunst in der Roentgenwerstatt", in Schriften zur Kulturwissenschaft der Internationalen Akademie für Kulturwissenschaften, 36,1981, pp. 2-4.
  • FABIAN Dietrich, "Der Sekretär in der Roentgenwerkstatt", in Schweizerische Schreiner Zeitung, 8 March 1985, pp. 220-223.
  • GREBER Josef Maria, Abraham und David Roentgen, Möbel für Europa, Starnberg, Josef Keller Verlag, 1980, Band 2, figs. 543-549, pp. 276-278.
  • HALL Michael, "Focus on the Visual Arts. Magic Boxes for Princes", in Country Life, 3 octobre2012, vol. CCVI, no. 40, pp. 94-98.
  • HUTH Hans, Roentgen Furniture. Abraham and David Roentgen: European Cabinet-makers, Sotheby Parke Bernet, Londres et New York, 1974,figs. 176-8.
  • KOEPPE Wolfram, Extravagant Inventions. The Princely Furniture of the Roentgens, Metropolitan Museum of Art, New York, 2012.
  • OTTO Celia Jackson, David Roentgen, ébéniste mécanicien, The Magazine Antiques, janvier 1960, pp. 102-105, fig. 9.
  • RAMOND Pierre, La Marqueterie, Paris, Vial, 1981, p. 167.
  • STÜRMER Michael, Die Roentgen-Manufaktue in Neuwied. Teil II: Die Entfaltung der Manufaktur im Zeichen des Klassizismus, Kunst und Antiquitäten, vol. VI, Nov/Dec 1979, pp. 32-45, figs. 13, 14.
  • WILK Christopher, Western Furniture 1350 to the Present Day, Victoria and Albert Museum, Londres,1996.
  • Victoria and Albert Museum, Fifty Masterpieces of Woodwork, HMSO, Londres, 1955, no. 50.
  • Prix : 2400 €
    Epoque : 18ème siècle
    Style : Louis XVI - Directoire
    Etat : Bon état

    Matière : Acajou, placage d’acajou, laiton
    Longueur : 86 cm
    Hauteur : 73 cm
    Profondeur : 42 cm

    Référence (ID) : 647438
    CONTACTER L'ANTIQUAIRE
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    "Tables à Jeux, Louis XVI - Directoire"

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