Georges Albert Cyr (1880-1964) "Port de rouen sous la neige 1926" Liban beyrouth, Pinchon, Hodé flag

Georges Albert Cyr (1880-1964) "Port de rouen sous la neige 1926" Liban beyrouth, Pinchon, Hodé
Agrandir les 12 photo(s) supplémentaires.

Description de l'antiquité :

"Georges Albert Cyr (1880-1964) "Port de rouen sous la neige 1926" Liban beyrouth, Pinchon, Hodé"
Sublime et grande toile de georges Albert Cyr représentant le port de rouen sous la neige en 1926, signée et datée en bas à gauche et située, contre-signée et datée au dos.
format hors cadre 50x65cm.
Il s'agit en effet d'une magnifique composition post-impressionniste par cet excellent peintre de l'école de rouen, qui fut ensuite adopté par le Liban, où aujourd'hui sa renommée est encore plus importante qu'en france.
La toile que je propose date donc de sa période rouennaise, il représente ici un somptueux sujet, puisqu'il s'agit du port de rouen lui-même, croqué un jiur de neige en 1926, où l'on aperçoit le port en pleine activité avec ses grues de déchargement, ses ouvriers etc... Comme à son habitude il emploie une touche très puissante, par larges aplats et une palette toute en subtilité, avec des magnifiques nuances de blancs délimitées par cernes noirs que viennent réhaussées des touches de rouge, jaune ou orange..... un véritable petit chef d'oeuvre du peintre.
Georges Albert Cyr, né àMontgeron(Seine-et-Oise), le3juin1880et mort àBeyrouthle4juillet1964, est un peintrelibanaisd'origine française.
Il expose auSalon des indépendantsde 1927 les toilesLa Jetée à HonfleuretRouen: rue des Cordeliers, en 1928Le Havre, les bassinsetPort du Havreet, en 1929,La Seine à Caudebec-en-CauxetLe Port de Fécampet, auSalon d'automnede 1928, deux paysages:Le Port de RouenetFécamp les falaises1.
Il envoie aussi dans diverses galeries parisiennes mais, un drame personnel lui fait quitter laFranceen1934. Il choisit, presque par hasard, leLiban, où il devait passer vingt-sept années.
Dès le départ, il ne connait pas de problèmes d'adaptation et est entouré d'un cercle d'amis proches, Libanais et Français vivant au Liban: G. Schéhadé, A. Tabet, G. Bounoure, J. Chevrier, H. Seyrig, G. Naccache. Il travaille dans un courant modernisant, une avant-garde à couleur locale, un cénacle restreint comme pouvait en susciter la société libanaise. Tout deviendra plus difficile à partir du moment où, de par sa fonction - celle de conseiller artistique à l'ambassade de France qu'il occupera quelques années, - il sera le mentor officieux d'un public francophone assez candide pour se croire au centre de l’intelligence et du goût. Il y régnait, du moins jusqu’à la fin duMandat, unhédonismede bon ton. Cyr sera d'ailleurs identifié à la société du Mandat alors qu'il correspondait au clivage entre Mandat et indépendance et s'était voulu un relais entre les deux périodes.
Comme Seyrig, il avait contracté le mystérieux virus qu'est le goût de la vie àBeyrouth. Mais là où Seyrig n'avait trouvé qu'une discipline et l'impérieuse exigence qui consiste à vouloir se réaliser dans un désert, Cyr découvrait un cercle de jeunes Libanais ambitieux, pour qui il représentait Paris et l'avant-garde, ou du moins ce qu'ils imaginaient être Paris. Il lui fallut alors jouer le rôle qu'on lui assignait. Il devint une part de la présence française au Liban et ravit la société qui l'accueillait parce qu'elle retrouvait en lui le miroir de ce qui la justifiait.
À l'époque, les peintres devaient vivre de la vente de leurs toiles, et il y avait nécessairement une part d'artisanat dans la production de la représentation. Cyr fut peintre avec plus d'artisanat que de métier, et plus de métier que de création, mais de ce métier et de son exercice, il sut maintenir l'alacrité. Il transposa la couleur locale jusqu'à son propre rêve, qui finit par lui faire apparaître sa peinture comme une parodie inutile, une illusion perpétuellement changeante.
Il vendait des aquarelles, pour vivre. C'est ce que faisaient Onsi et Farroukh, qui peignaient, eux aussi, despaysages libanaisou des scènes de genre pour des acheteurs fortunés. Cyr entretint des rapports amicaux avec Onsi, dont la femme, Alsacienne et jardinière au Collège protestant, faisait en sorte que son mari put vendre de temps à autre une aquarelle à un professeur ou un touriste ami. Onsi était, pour sa part, relativement retiré de toute vie sociale et ne faisait pas figure de concurrent dans les milieux que fréquentait Cyr. Onsi, Farroukh et Gemayel avaient fait leurs études àParis, et Cyr ne leur en apportait donc pas les leçons.Vers la fin desannées 1940, Cyr traversa une crise très violente, un questionnement sur sa place dans l'histoire de l'art contemporain. Sa grande affaire devint son dialogue difficile avec le cubisme, dialogue décalé, peinture cubiste telle qu'on la comprenait dans lesannées 1930, mais qui dans son cas, fut continuellement fouettée par la chaleur et la lumière de la Méditerranée, ainsi que par une sensualité qu'il ne pouvait plus traduire en aquarelles. Ayant épuisé le travail à l'aquarelle du paysage libanais et exploré toutes les résonances du genre à ce niveau, il voulait quelque chose de plus construit, qui fit le poids par rapport à l'histoire de la peinture. Après la Seconde Guerre mondiale, Cyr mesura l'anachronisme de sa situation et remit en question la valeur de sa propre peinture. Il voulut se fondre dans la vie libanaise. Qu'il l'ait ou non souhaité, il aida à poser et à catalyser l'idée d'une peinture libanaise faite par des Libanais. Il ne peut que s'être posé l'angoissante question de sa place dans l'histoire de la peinture et dans celle de la peinture au Liban. En fait, si l'on peut dire qu'il ne s'y inscrit pas, c’est seulement parce que ce déroulement naturel n’existe pas. À la limite, tout peintre est un accident, accident heureux quand il apporte quelque chose de neuf. Cyr eut sans nul doute, de par son expérience picturale libanaise, une historicité réelle due à sa présence, à son influence, à sa façon de réagir par rapport à une atmosphère et à un pays, en participant à sa vie culturelle durant une période suffisamment longue pour être significative.
Georges Cyr a exposé en 1935 et 1938 à l'hôtel Saint-Georges à Beyrouth; du11au28février1949et du10au21mai1950, au Centre d'études supérieures à Beyrouth; en février 1953, et du16au30juin1954, à la galerie Art vivant à Paris; en décembre 1954 à la galerie Fritz Gotthelf à Beyrouth; du 25 octobre au12novembre1955à la galerie Art vivant à Paris; du13au19mai1956au Centre d'études supérieures de Beyrouth; du5au20avril1957à la galerie Perspectives à Beyrouth, en 1960 et 1961 à la galerie Alecco Saab à Beyrouth. Il lui fut consacré uneRétrospective 1933-1962en 1962, au Centre d'art contemporain de Beyrouth et, en 1963, une exposition au Journal l'Orient.
Aujourd'hui le marché Libanais est extrèmement friand des oeuvres de Cyr et c'est probablement là bas que le peintre atteind des records.
La toile que je propose est en très bon état, récemment nettoyée, elle est pour le moment livrée dans un cadre moderne à deux patines.
garantie authentique
ps: je propose une autre oeuvre du peintre, une aquarelle sur Dieppe ( voir autre annonce)
Prix : 2650 €
Artiste : Georges Albert Cyr (1880-1964)
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile
Longueur : 65
Hauteur : 50

Référence (ID) : 622373
CONTACTER L'ANTIQUAIRE
wait...
Voir la galerie de cet antiquaire
Imprimer fiche

"Galerie Laurent Goudard" Voir plus d'objets de cet antiquaire

"Tableaux Paysages, Art moderne"

Antiquités similaires sur Proantic.com
Recevez notre newsletter
Galerie Laurent Goudard
Tableaux 19ème et Modernes, Spécialiste de l'Ecole de Crozant
Georges Albert Cyr (1880-1964) "Port de rouen sous la neige 1926" Liban beyrouth, Pinchon, Hodé
0555 333 777
06 22 24 11 48


*Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com Vérifiez votre messagerie y compris le "Courrrier Indésirable"

Thank you! Your submission has been received!

Oops! Something went wrong while submitting the form