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La Vieille Garde - Armand Le Veel 1821-1905 Leveel

La Vieille Garde - Armand Le Veel 1821-1905 Leveel
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Description de l'antiquité :

"La Vieille Garde - Armand Le Veel 1821-1905 Leveel"
Signé sur la base : A. Leveel
Marque de fondeur à l'arrière : Susse Frères

Hauteur : 38.50 cm
Largeur : 11.2 cm

Titré : La Vielle Garde

L'oeuvre : La Vieille Garde ou l'élite de l'élite, était l'unité d'élite de la Garde Impériale de la Grande Armée.

L'auteur :
C’est à Bricquebec, un petit village du Cotentin (à une vingtaine de kilomètres de Cherbourg), que nait, le 27 janvier 1821, Armand Jules Le Véel. Ses parents sont commerçants, et il se trouverapidement à la tête d’une fratrie de 12. A 9 ans, il commence ses Humanités au collège de Valogne, et les poursuit à celui de Cherbourg dont il est renvoyé pour avoir caricaturé l’un de ses professeurs. Son père le place, malgré la plus vive des oppositions du jeune Armand chez un épicier de Rouen.
Il ne sera pas épicier, trois années d’apprentissage l’en ont convaincu. Il s’installe à Paris, contre l’avis paternel. Il dessine, sculpte, mais ses œuvres ne lui apportent pas de quoi vivre, même pas de quoi survivre. Alors le voilà copiste chez un huissier, théâtreux de remplacement, illustrateur de cartes de visite, vendeur à la maison Susse, puis comptable chez un marchand de fer de la rue du Faubourg Saint-Antoine. Ce dernier poste, stable et bien rémunéré l’assure enfin du quotidien, et il consacre alors ses heures libres à la sculpture.
D’un caractère solitaire, le jeune Armand, introduit auprès du sculpteur renommé Jean-Jacques Feuchère, renonce à fréquenter son salon et son atelier parce que trop envahis. Lorsque le hasard, les remet en présence l’un de l’autre, Jean-Jacques Feuchère cette fois lâche pas celui dont il a détecté le potentiel artistique. Il lui ouvre l’atelier de son ami François Rude. Armand Le Véel y commence dès le lendemain. Il a 24 ans. Parmi les élèves du maître, on trouve Emmanuel Frémiet, et Jean-Baptiste Carpeaux.
Marqué par son grand-père paternel, au service dans les armées de l’An III, fasciné par les récits des guerres révolutionnaires et des vétérans de l’Empire, Armand Le Véel rêve d’héroïsme. Il voue à Napoléon Ier un culte qu’il exprimera, quelques années plus tard, en sculptant pour la ville de Cherbourg, la monumentale statue équestre du héros d’Austerlitz. Pour l’heure, il commence sa carrière de sculpteur en décidant d’écrire, en statues de bronze, l’histoire de France depuis Charlemagne jusqu’à Napoléon Ier, en passant par les Jacqueries, les Albigeois, la Réforme, la Fronde, et la République. Et peu importe s’il commet quelques erreurs historiques…

Les barricades de février 1848 dressent un ardent Armand Le Véel, le sabre de son aïeul au clair, sur la barricade de la rue de Rivoli, dont il est proclamé commandant. Mais les mois s’enchaînent et l’effervescence est plus politique qu’artistique. Incertains de l’avenir, la bourgeoisie n’achète plus ses statuettes d’histoire qui faisaient pourtant fureur jusqu’alors. Qu’à cela ne tienne, Armand Le Véel estime qu’est venu le temps d’une petite visite à sa famille en Normandie. Rappelé à ses souvenirs, de mémoire, il sculpte le buste de Samson Lavalesquerie , le bienfaiteur normand qui depuis plusieurs années le pensionne, et le lui offre. Fort touché du geste, Samson Lavalesquerie lui commande un buste officiel. Ce qui ouvre des perspectives nouvelles à notre sculpteur normand qui, de retour à Paris, se lance dans le portrait en marbre, bien que sa prédilection reste aux sculptures équestres monumentales.
Dans les soubresauts de la guerre franco-prussienne de 1870, Armand Le Véel et les 10 autres membres de la Commission présidée par le peintre Gustave Courbet, sont chargés de protéger et sauver les œuvres d’art d’un Paris au bord du siège (Les Prussiens sont à Versailles).
En septembre 1883, alors qu’il a 61 ans et qu’il culmine au sommet de sa carrière, le sculpteur décide de se retirer de la trépidante vie parisienne qu’il n’a jamais beaucoup appréciée. Taiseux plus que taciturne, préférant le calme et la solitude au bruit et à l’agitation, il ne sait s’exprimer autrement qu’avec une franchise parfois brutale. Avec son épouse Eugénie (la fille du sculpteur Jean-Jacques Feuchère, celui-là même qui lui ouvrit les portes de l’atelier de son maître François Rude), épousée en 1852, il s’installe rue du Maupas, à Cherbourg. Il cesse dès lors de sculpter, mais grand amateur de faïences, verreries, mobiliers et médailles, se consacre à ses collections. Ayant offert plusieurs œuvres à la ville, celle-ci prenant la fonte à sa charge, le statuaire-collectionneur se voit offrir le poste de conservateur en chef du musée Thomas-Henry.

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La Vieille Garde - Armand Le Veel 1821-1905 Leveel
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