Buste De Diane De Poitiers En Bronze J. Goujon (1510-1572) flag

Buste De Diane De Poitiers En Bronze J. Goujon (1510-1572)
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Description de l'antiquité :

"Buste De Diane De Poitiers En Bronze J. Goujon (1510-1572)"
Buste de Diane de Poitiers d'après Jean Goujon (1510-1572), en bronze à patine médaille.
Epoque XIXe
Signature "Jean Goujon" incisée dans le bronze
Excellentétat, repose sur un socle en noyer mouluré de style Renaissance à rang de perle.
Hauteur avec socle 57 cm, (bronze 44 cm ), largeur 25 cm, profondeur 25 cm

Jean Goujon est probablement né en Normandievers 1510. Malgré la richesse de sa production artistique, les archives ne permettent de suivre sa carrière durant une vingtaine d'années seulement, de 1540 à 1562.Il exécute ses premières œuvres, conservées à Rouen, entre 1540 et 1542. Des documents font notamment référence à son intervention pour l'exécution des colonnes soutenant la tribune des orgues de l'Église Saint-Maclou de Rouen. Dans la cathédrale Notre-Dame de Rouen la réalisation du tombeau de Louis de Brézé, mari de Diane de Poitiers, favorite d'Henri II, lui est attribué .
Arrivé àParisvers 1542, il travaille probablement sous la direction de l'architectePierre Lescot, en tant «imagier-façonnier» aujubédeSaint-Germain-l'Auxerrois(1544 à Noël 1545). L'ensemble architectural a disparu dès 1750 mais lesbas-reliefsdesQuatre évangélisteset laDéposition duChrist(cette dernière connue généralement sous le nom deLa Vierge de pitié), sculptés par l'artiste, ont survécu et sont conservés aujourd'hui auLouvre.
À partir de 1547, l'artiste entre au service du nouveau ro iHenri II. Il travaillera avec d'autres sculpteurs à ladécoration de l'entrée du roi àParisen 1549, en créant la seule œuvre permanente: la célèbrefontaine des Innocents. Sesbas-reliefs, représentant desnympheset desnaïades, se trouvent aujourd'hui aumusée du Louvre.En 1545, Jean Goujon travaille pour le connétabl eAnne de Montmorencyet réaliseLes Quatre Saisons(1548 à 1550) pour l’hôtel deJacques de Ligneris, cousin dePierre Lescot, devenu aujourd’hui lemusée Carnavalet. À la même époque, Jean Goujon travaille en tant que«maître sculpteur [d'après] les dessins dePierre Lescot, seigneur deClagny»auxdécorations dupalais du Louvre. Entre 1548 et le début de 1549, il achève sesallégoriesdeLa Guerreet deLa Paixavant d'être chargé d'exécuter les allégories deL'Histoire, deLa Victoirepuis deLa Renomméeet deLa Gloire du roi. Peu après, il réalise lesCariatidesde la plateforme des musiciens, achevées en 1551, dans la salle homonyme dupalais du Louvre. En 1552, il sculpte des statues pour la cheminée du cabinet de l'Attique, situé dans l'aile occidentale et enfin, en 1555-1556, certains bas-reliefs de l'escalier d'Henri II. Parallèlement, lorsqu'HenriII(ou roiHenriIII) fait ériger à côté de laBastille, une nouvelleporte Saint-Antoine, à une arche, pour servir d'arc de triompheà sa mémoire, Jean Goujon crée les représentations dela Marneet dela Seinedécorant lesimpostesde l'arcade centrale (détruite en 1778). Ces travaux ne protègent pas le sculpteur des litiges. Un arrêt de libération du 27 septembre 1555 nous apprend qu'il avait été emprisonné à la requête du bailli d'Étampes, où il avait travaillé. Dans un autre registre, on attribue généralement à l'artiste les gravures de la version française duSonge de PoliphiledeFrancesco Colonna(1546), d’après lesgravuresde l’édition originale (peut-être dues au studio d’Andrea Mantegna). On lui devrait également desgravuressur bois illustrant la première édition française desDix livres d'architecturedeVitruve, traduits en 1547 parJean Martin. Il aurait fabriqué aussi des médailles précieuses pourCatherine de Médicis;
Une légende persistante veut que Goujon ait été assassiné lors de laSaint-Barthélemy. Si tel avait été le cas, il aurait été citéa posterioricomme faisant partie des célèbres martyrs du crime, ce qui ne fut pas le cas.On ignore la date précise de la mort de Goujon. De religion protestante, son emploi à la cour de France et même sa présence à Paris devinrent difficiles alors que lestensions religieusesaugmentaient. L’histoire de sa mort tragique fut cependant reprise dans de nombreux ouvrages d'histoire de l'art auxviiieet auxixesiècle. Des recherches plus récentes ont trouvé sa trace dans le milieu des réfugiés huguenots deBologneen 1562. Il serait mort en Italie entre cette date et 1569.
Vigenèretémoigne de la réputation de Jean Goujon quarante ans après sa mort. Son nom est depuis cité sans interruption, avec celui de Pierre Lescot, dans les descriptions des monuments de Paris.
Surnommé par des admirateurs le «Phidiasfrançais» ou «le Corrègede la sculpture», Jean Goujon est avecGermain Pilonle sculpteur le plus important de la Renaissance française.
Sculpteur et architecte, il est l'un des premiers artistes dont l'œuvre s'inspire directement de l'art antiqueet de laRenaissance italiennequ'il a étudiés personnellement enItalie1. Il sut soumettre sa sculpture, surtout sesbas-reliefs, au cadre architectural dans lequel elle devait s'inscrire. Une estampe duParmesanreprésentant laMise au tombeaua inspiré Jean Goujon pour la composition de laDéposition du Christ. C'est la preuve que l'art italienl'a influencé directement, sans l'intermédiaire de l'art de Fontainebleau. La «draperie mouillée» et les plis parallèles desreliefsdujubérévèlent le style d'un artiste attaché à l'art antique, et plus exactement à l'art hellénistique. Pour la tribune d'orgues de l'église Saint-Maclou, il sculpte deux colonnes qui sont actuellement encore en place. Premier exemple enFranced'unordre corinthientrès pur, elles révèlent la connaissance parfaite qu'avait jean Goujon de l'art antique. On lui attribue aussi le dessin dutombeau de Louis de Brézé(1531) dans lacathédrale de Rouen, et l'architecture de lachapelle Saint-Romain, appelée populairement la Fierte (1543). Jean Goujon dirigeait certainement un atelier et avait des élèves qui l'aidaient. Ses figures sont ovales, sensuelles et fluides. Sesdrapésrévèlent une connaissance de lasculpture grecque. Répandues dans l’ensemble de laFrancepar desgravuresréalisées par des artistes de l’école de Fontainebleau, la pureté et la grâce de son modèle ont influencé lesarts décoratifs. Sa réputation connaît, à la fin duxviesiècle, une légère éclipse au profit de tendances plusmaniérées, avant de grandir à nouveau à l'époque dubaroqueet duclassicismefrançais.
Prix : 980 €
Artiste : J. Goujon (1510-1572)
Epoque : 19ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Excellent

Matière : Bronze

Référence (ID) : 599981
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