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Maurice Denis (1870-1943) - Scène Religieuse, Le Christ En Méditation
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Description de l'antiquité :

"Maurice Denis (1870-1943) - Scène Religieuse, Le Christ En Méditation"
Belle étude de Maurice Denis représentant une scène religieuse, probablement une vision du Christ en méditation.

Huile sur panneauen bon état de conservation

Signature dans le coin inférieur gauche de l’œuvre : « MAU. D. »
Maurice Denis, né en 1870 à Granville (Manche) et mort à Paris en 1943, est un peintre français du groupe des nabis, également décorateur, graveur, théoricien et historien de l'art.

Après des études au lycée Condorcet à Paris où il rencontre Édouard Vuillard, Paul Sérusier et Ker-Xavier Roussel, Maurice Denis se forme en fréquentant le musée du Louvre où les œuvres de Fra Angelico déterminent sa vocation de peintre chrétien, marquée ensuite par la découverte de Pierre Puvis de Chavannes.

Il étudie simultanément à l’École des beaux-arts et à l’Académie Julian en 1888 mais il quitte rapidement la première, la jugeant trop académique. Il rencontre cette même année Paul Sérusier qui lui offre son tableau, Le Talisman (Paris, musée d'Orsay), peint sous la directive de Paul Gauguin. Il fonde avec ce dernier le groupe des nabis et en devient le théoricien.

Détachés ou non du christianisme, les Nabis cherchent des voies spirituelles au contact de philosophies et de doctrines teintées d’Orient, d’orphisme et d’ésotérisme. En 1892, au Salon des indépendants, il présente un tableau énigmatique, Mystère (Matin) de Pâques, signé en bas à droite du monogramme « Maud » qui ajoute encore au mystère de l’œuvre.

Denis découvre la peinture de Paul Gauguin, dont l’influence sera déterminante pour la suite de son œuvre, lors de l’Exposition universelle de 1889. Il acquiert d’ailleurs l’une de ses peintures en 1903, l'Autoportrait au Christ jaune (Paris, musée d'Orsay).

Il a, entre-temps, rencontré Marthe Meurier en 1890. Elle sera d'abord son modèle pour de nombreux tableaux, puis son épouse un an plus tard. Ils ont plusieurs enfants, dont la poétesse Anne-Marie Poncet-Denis.

Il définit dans un article de la revue Art et Critique ce qu'il appelle le « néo-traditionnisme », dans sa phrase restée célèbre comme la profession de foi de l'esthétique nabie, souvent interprétée comme une intuition de ce que sera l’abstraction : « Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. » Au-delà de l'œuvre de Denis, cette phrase restera comme l'une des premières définitions de l'art moderne libérant la peinture de la représentation mimétique, à l'aspect iconographique.

À partir de 1890, il revient à un art plus décoratif, peignant de grands panneaux pour les habitations de plusieurs mécènes, dont la maison de Gabriel Thomas.

En 1891, il fait la connaissance du peintre et collectionneur Henry Lerolle qui le présente au galeriste Paul Durand-Ruel, le jeune artiste nabi est lancé.

Dès 1892, Maurice Denis a abandonné l'iconographie traditionnelle pour une autre plus personnelle, fortement inspirée par la poésie symboliste et la poésie épique du Moyen Âge. Il introduit l’image de la femme dans des jardins paradisiaques dans lesquels les nuances et la suavité des tons viennent révéler l’atmosphère rêveuse des lieux. Il prend souvent sa femme Marthe pour modèle féminin dans ses tableaux.

La Première Guerre mondiale et la mort de sa femme, le 22 août 1919, après de nombreuses années de maladie, renforcent son action pour un art chrétien. Il se consacre alors à la décoration de la chapelle de son prieuré par des fresques, la conception des vitraux, du mobilier, sur le thème de sainte Marthe. Bien qu'inachevée, elle est inaugurée le 25 mars 1922. Elle servira à plusieurs reprises pour des cérémonies religieuses, le peintre y mariera plusieurs de ses enfants. Il épouse en secondes noces, cette même année, Élisabeth Graterolle.

Il fonde en 1919 les Ateliers d'art sacré avec George Desvallières, et forme toute une génération de jeunes peintres, côtoie le peintre fauviste Victor Dupont. Sa reconnaissance officielle atteint son apogée après la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs expositions rétrospectives lui sont consacrées (Biennale de Venise en 1922, pavillon de Marsan à Paris en 1924).

Il meurt le 13 novembre 1943. Sa tombe est au cimetière ancien de Saint-Germain-en-Laye.


Œuvres de Maurice DENIS :

Œuvres décoratives :
1903 : Le Vésinet, église Sainte-Marguerite : chapelles de la Vierge et du Sacré-Cœur (endommagée lors d'un incendie en août 2009, aujourd'hui restaurée), déambulatoire.
1912-1913 : Paris, théâtre des Champs-Élysées, coupole (et exèdre, aujourd’hui disparue) : Histoire de la musique, L'Orchestique grecque, L'Opéra, La Symphonie, Le Drame lyrique, panneaux décoratifs séparés par des tondi illustrant Le Chœur, L'Orchestre, La Sonate et L'Orgue. Les toiles sont réalisées dans son atelier de Saint-Germain que Perret vient de construire pour l’occasion.
1915-1916 : Limoges, musée des beaux-arts : Les Béatitudes.
1915-1925 : Genève, église Saint-Paul : direction du programme décoratif, peinture de l'abside (Conversion de saint Paul, 1916), cartons de vitraux et de mosaïques.
1915-1922 : Saint-Germain-en-Laye, chapelle du prieuré : décors.
1920 : Gagny, église Saint-Germain : La Bataille de la Marne.
1922-1927 : Le Raincy, église Notre-Dame-de-la-Consolation (due aux frères Perret) : Vie de Marie, la traduction des maquettes en vitrail fut confiée à Marguerite Huré, collaboratrice des Ateliers d’art sacré.
1923 : Quimper, cathédrale Saint-Corentin : fresque.
1923-1927 : Vincennes, église Saint-Louis : Les Béatitudes et La Glorification de Saint-Louis.
1925-1926 : Reims, église Saint-Nicaise : peinture des chapelles latérales L'Annonciation et La Sainte Famille.
1925 : Paris, Petit Palais, coupole Dutuit : Histoire de l’art français.
1930 : Rouen, chapelle des Franciscaines : fresque.
1931 : Épinay-sur-Seine, église Notre-Dame-des-Missions, dans le quartier du Cygne d'Enghien : Saint Pierre et saint Paul évangélisateurs.
1931 : Genève, escalier du centre William Rappard : Christ aux ouvriers, Dignité du travail.
1933-1936 : Saint-Étienne, hôpital de La Charité : la salle d’administration est décorée de trois toiles marouflées sur les murs, classées en 1984. Elles représentent chacune trois lieux de convalescence.
1934 : Paris, église du Saint-Esprit : La Pentecôte.
1934 : Reims, baptistère de l’église Saint-Nicaise : La Source de vie.
1937 : Paris, palais de Chaillot, galerie latérale : La Musique sacrée et la Musique profane.
1937 : Paris, hall du lycée Claude-Bernard : La Culture française classique.
1938 : Genève, Palais des Nations, salle d’assemblée.
1938 : Lapoutroie, église paroissiale : Quatre scènes de la vie de sainte Odile.
1941 : Thonon-les-Bains, abside de la chapelle du pensionnat du Sacré-Cœur : Évocation de Marie médiatrice.
1943 : Thonon-les-Bains, basilique Saint-François-de-Sales : Chemin de croix.
: Paris, 22, boulevard de Courcelles : décoration de l'hôtel particulier du compositeur Ernest Chausson avec Odilon Redon.

Œuvres dans les collections publiques :

En Algérie :
Alger, Musée national des beaux-arts d'Alger : La Vallée de josaphat.

En Allemagne :
Berlin, Alte Nationalgalerie : Eurydice, vers 1903-1904, huile sur toile, 75,5 × 116,8 cm.
Munich, Neue Pinakothek : Déesse galloise des troupeaux, 1905, huile sur carton, 80 × 68 cm. Il s’agit de la déesse Épona, titre souvent donné au tableau.

En France
Aix-en-Provence, musée Granet : La Visite à Cézanne, huile sur toile.
Amiens, musée de Picardie : Les Parisiens au bord de la mer, 1899, 97,3 x 124,6 cm
Bagnols-sur-Cèze, musée Albert-André : La Famille de l'artiste au Pouldu, 1899, huile sur toile.
Brest, musée des Beaux-Arts :
Esquisse pour Orphée aux jacinthes, vers 1905, huile sur carton, 26 x 40,6 cm;
Soir de septembre : la plage de Trestignel, 1911, huile sur toile, 65 x 94 cm ;
Le Christ apparaissant aux apôtres, 1917, huile sur toile, 79,2 x 62,4 cm
Scènes de jardin, 1920, carton, 36,6 x 49,5 cm ;
Malon et les hortensias, 1920, carton, 36,5 x 49,3 cm ;
La fontaine du Folgoët, 1926, huile sur toile, 44,5 x 66,2 cm ;
Le port de Brest, 1932, huile sur toile, 42 x 61 cm.
Dijon, musée des Beaux-Arts : Triptyque pour l'illustration de Pétrarque, v. 1934, huile sur carton, 35 x 25 cm.
Évreux, musée d'Évreux : La Communion dans la chapelle de la Vierge, cathédrale d'Evreux, vers 1900, huile sur carton, 50 × 36,5 cm.
Granville, musée du Vieux Granville : Le Magnificat, huile sur toile.
Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin : Maternité au cyprès, 1898, estampe.
La Rochelle, musée des Beaux-Arts : La Boutique.
Limoges, musée des Beaux-Arts : Les Béatitudes, 1915-1916, série de huit huiles sur toile.
Montpellier, musée Fabre : Autoportrait.
Paris :
musée de l'Armée : Cimetière à Benay, près de Saint-Quentin, 1917, huile sur toile.
musée d'Orsay :
Paysage aux arbres verts, ou Les Arbres verts, ou Les Hêtres de Kerduel, 1893, huile sur toile, 46 × 43 cm ;
Vue du Forum ;
Montée au Calvaire, 1889, huile sur toile, 41 × 32,5 cm ;
Les Muses, 1893, huile sur toile, 171,5 × 137,5 cm ;
Portrait d'Yvonne Lerolle, 1897, huile sur toile, 170 × 110 cm ;
Maternité à la fenêtre, vers 1899, huile sur toile, 70 × 46 cm ;
Hommage à Cézanne, 1900, huile sur toile, 180 × 240 cm ;
Tache de soleil sur la terrasse, 1890, huile sur carton, 23,3 × 20 cm ;
Fonds de photographies par Maurice Denis.
Petit Palais :
Intimité, 1903 ;
Soir florentin, la Cantate, et Baigneuses, fragments de l’hôtel Stern à Paris ;
Baigneuses à Perros-Guirec, 1909, dédicacé à Georges Lacombe ;
Baigneuses, plage du Pouldu, 1899.
Pont-Aven, musée de Pont-Aven :
Les Feux de la Saint-Jean à Loctudy, 1895, huile sur carton ;
Hommage à Notre-Dame-du-Folgoat (Folgoët), 1921, huile sur carton.
Quimper, musée des Beaux-Arts de Quimper : La Vierge du Folgoët, 1930, huile sur toile.
Rennes, musée des Beaux-Arts : Les Premiers Pas, 1911.
Vernon, musée Alphonse Georges Poulain : Prise de voile, 1933, huile sur carton, 48 × 61,5 cm.
Saint-Germain-en-Laye, musée départemental Maurice-Denis : Portrait de Madame Ranson au chat, huile sur toile.

En Russie
Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage : Marthe et Marie, 1896, 77 × 116 cm.

En Suisse
Genève, Petit Palais :
Plage au canot et à l'homme nu, 1924 ;
Les Baigneurs à Perros-Guirec.
Prix : 11000 €
Artiste : Maurice Denis
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état

Matière : Huile sur panneau
Longueur : 25.9
Largeur : 35.8
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