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Grande Peinture Abstraite Du Peintre Bordelais Jean André Lourtaud (1906-1980) Bordeaux
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Description de l'antiquité :

"Grande Peinture Abstraite Du Peintre Bordelais Jean André Lourtaud (1906-1980) Bordeaux "
Grande peinture abstraite du peintre Bordelais Jean André Lourtaud* (1906-1980) s'intitulant Pierre d'Eau.
peint vers 1950-1960.
Provient de succession régionale.
Cette oeuvre est une huile et acrylique sur papier ,contrecollé sur carton fort et encadré.
dimensions totales :
77cm x 61,5cm.
Livraison France 20 € en colissimo recommandé avec assurance.
*Elève de l'école des Beaux Arts dés l'âge de 14 ans en compagnie d’amis comme René Tastet et Charles Cante et de nombreux peintres bordelais, dont André Lhote, il passa par la classe de Paul Quinsac qui donnait des cours de modèle vivant et fut très impressionné par les cours de perspective et de décoration d’Artus. Tout en poursuivant ses études aux Beaux Arts, il entra comme apprenti dans l’atelier de copie et de reconstitution d’art ancien de M. De Colman, rue Ségalier. Etudiant les oeuvres d’art chinois et japonais, il y apprit les techniques particulières du laqué et de la tempéra, mais aussi les peintures de trumeau, traitées dans le goût du XVIIIe «à la Boucher ou à la Fragonard». Bientôt rompu à ce genre d’exercice, il s’associa en 1925 avec de Colman, proposant aux antiquaires et à quelques maisons de Paris, des copies de toiles de Maîtres et des chinoiseries. Mais il amorçait surtout une carrière de peintre décorateur en composant des ornements de style empire pour les châteaux ou les demeures girondines. Il acquiert ainsi une solide formation, exécutant des peintures de faux-bois et de faux-marbres, dans lesquelles se manifeste le souci constant du beau métier, appliqué, méthodique, artisanal.
Comme la plupart des peintres bordelais de son époque, Dupas, Molinier, Vallet, Tastet, Marty, Cante ou Teyssandier, il s’inscrit dans la veine de ces artistes-artisans, décorateurs d’intérieur, qui consacrent une partie de leur talent à peindre des salons d'hôtel particuliers, des décors de fête ou de théâtre, des fresques pour des salles à manger de paquebots ou des salles de cinéma. Ce qui explique en partie le soin et la méticulosité qu’il apportera plus tard dans ses toiles et notamment dans certaines oeuvres abstraites dans lesquelles il expérimentera des recherches de matière.
Artisan complet, curieux des possibilités qu’offrent des techniques nouvelles et variées, il aime expérimenter des matériaux, tester des procédés.
On le retrouve en 1924 aux côtés de Joseph Lépine, tirant des eaux fortes en couleur chez Manciet, conservateur du musée de Bordeaux.
De1929 à 1930il est à Paris et participe aux travaux de décoration intérieure de plusieurs appartements de vedettes de cinéma et d’artistes lyriques.
De retour à Bordeaux, il retrouve son camarade des Beaux Arts, l'architecte Henri Bessagnet qui lui confie plusieurs chantiers de décoration pour des villas et demeures bourgeoises à Bordeaux et à Cauderan. Cette collaboration se poursuivra pendant plusieurs années. En1935il trouve sa place au sein des Indépendants Bordelais par une vingtaine de toiles exposées et se révèle un excellent peintre figuratif. En1936il fait oeuvre de créateur avec la fresque sur les Fondateurs de l'enseignement jésuite pour la chapelle de Saint-Joseph de Tivoli ainsi que la décoration de la chapelle des soeurs de Blanquefort. De1939 à 1944il se retire avec sa famille dans la propriété familiale d’Uzeste et durant ces quelques années qu’il qualifiera lui-même de période verte, il peindra la campagne avec une simplification toujours plus poussée de l’image, rendue par des masses et des plans découpés.
1944il réalise le chemin de croix de la chapelle Sainte Bernadette d’Arlac
1953une tapisserie en trompe-l’oeil pour l'hôtel de ville de La Réole.
1955peinture d’une crucifixion pour la chapelle de Nazareth, rue de Saint Genes à Bordeaux.
1956il restaure un salon du château Lafite.
1959il devient professeur de dessin au CES du Bouscat et y restera jusqu'à son départ en retraite. C’est par la fréquentation de certains de ses amis peintres, exposant aux Indépendants, qu’il subit le fascinant attrait pour l’abstraction.
A cette époque, intervient la rupture des Indépendants, Lourtaud s’est placé du côté des «abstraits», participant depuis 1952 au groupe «Structure». Il expose avec Gay, Calcani, Dubourg, Puyvandran et Teyssandier à l’Ami des Lettres en 1953.
Le peintre sent très bien que son inspiration profonde le dirige vers un effacement progressif de l’objet, mais en même temps il voudrait conforter sa fidélité à la nature.
Réfutant l’opposition simpliste entre abstraction et figuration, il dit et écrit : ( voir invitation ).
Après 1955, il est difficile de suivre le parcours du peintre. Le champ de son activité est trop vaste, trop diversifié et l’apparition de techniques nouvelles ne met pas fin aux manières précédentes qu’il continue de pratiquer selon son inspiration. Ainsi revient-il périodiquement à la figuration.
Dans les années 60, ses promenades avec Robert Vallet le conduisent vers les Docks. Ensemble, ils dessinent le squelette des machines de fer, la silhouette douloureuse des usines désaffectées ou des voitures cassées. De même, les pins tortueux des bois du Porge sont autant de prétextes à des études de rythmes.
Ses affinités avec différents groupes picturaux auxquels il participe, Solstice en 1955 aux côtés de Mazaud, Pistre et Vallet, puis l’Arche en 1965, avec Jack Belaubre, Boissonnet et Pargade- témoignent d’une ouverture d’esprit et d’un certain détachement. Il n’en reste pas moins que c’est sa production non-figurative qui constitue l’essentiel de son oeuvre. On peut cependant rassembler le tout autour de deux grandes orientations : les oeuvres structurées et les études de matière.
Pour le peintre, la liberté est bien ailleurs que dans cette main qui file sur le support, dans ces excitations chromatiques ou dans ces rythmes pulsionnels. Elle est aussi étrangère aux calculs théoriques et aux manifestes, mais se situe en deçà, à l’abri du garde-fou de la nature. Par le biais délicat de ses bruissements de matière et de la sonorité assourdie de ses gris, la peinture d’André Lourtaud réussit magnifiquement à exalter les passions, sans pour autant perdre de vue la réflexion, l’harmonie et l’équilibre.(Extraits de l’ouvrage réalisé en 1987 par Dominique Dussol lors d’un hommage rendu aux trois peintres(Marcel Pistre, Henry Mazaud et Jean André Lourtaud)sous l’égide de Jacques Valade, Président du Conseil Général de la Gironde - ci-joint préface -). Appelé le«peintre des gris » dans le milieu artistique, il est toujours considéré comme ayant été l'un des plus grands peintres d’Aquitaine.
Prix : 880 €
Artiste : Jean André Lourtaud (1906-1980)
Epoque : 20ème siècle
Style : design années 50-60
Etat : Bon état

Matière : Huile et acrylique sur papier
Longueur : 61,5
Largeur : 77

Référence (ID) : 573393
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