Huile Sur Toile Nu De Jeune Fille Allongée Sur La Plage Eugène Feyen flag

Huile Sur Toile Nu De Jeune Fille Allongée Sur La Plage Eugène Feyen
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Description de l'antiquité :

"Huile Sur Toile Nu De Jeune Fille Allongée Sur La Plage Eugène Feyen"
Excellent huile sur toile représentant une jeune fille allongée sur la plage; une magnifique cadre doré du XIXe siècle encadre la scène d'une jeune fille qui semble absorbée par ses pensées, complètement nue avec de longs cheveux noirs, son regard tourné vers la mer presque pour éviter celui du peintre, les courbes sinueuses du corps prennent la scène, la pose est parfait, lâche, libre, conscient d'être dépeint et modèle pendant une journée, dans cette petite plage entre la mer et le rocher, à part, isolé, loin des regards indiscrets.
Il n’a pas été facile pendant le XIXe siècle de poser nue pour un portrait, cette mode née à Paris met en valeur le corps de la femme, de nombreux artistes du XIXe siècle présenteront ce genre pictural au salon à Paris, gagnant avec leur odalisques remarquable succès, mode qui se poursuivra même au XXe siècle.
Dans cet tableau pour être précis nous sommes à Cancale, petit village enchanté sur les mers du nord de la France, célèbre pour ses marées et ses innombrables chefs-d'œuvre laissés par Feyen, dédiés aux filles de la région, pêcheurs de crustacés : les "cancalaises", filles paesanes, simples, d'origines modestes, protagonistes des œuvres devenues célèbres et exposées dans les grandes salles des musées et dans les collections privées plus important de la peinture régionale Français.

C'est le maître Eugène Feyen qui représente et signe ce chef-d'œuvre en pur style réaliste, un mouvement artistique de la seconde moitié du XIXe siècle entre romantisme et impressionnisme, Feyen le célèbre peintre des filles bretonnes de Cancale.
Nous rappelons à nos auditeurs que Eugène Fejen repose dans le cimetière de Montmartre à Paris dans le 18ème arrondissement, dont la tombe se trouvent devant le pont qui survole le cimetière, repose avec son frère François Feyen Perrin et sur la pierre tombale nous trouvons une sculpture d'une fille Bretonne de Cancale qui jette des fleurs, elle est représentée avec une grande tristesse dans l'expression de son visage, mais avec une grande grâce dans le mouvement, un panier de pêche est porté sur ses épaules et semble dessiner un pas de danse et faire une pause par déposez quelques fleurs avant de partir pour le rivage de la mer.
La sculpture de 1892 est due à Ernest Guilbert (1848-1913), artiste qui eut son heure de gloire en participant à l'Exposition Universelle de 1900 avec sa chaire de Saint-Clodoald, installée aujourd'hui dans l'église de Saint-Cloud et sur laquelle il s'est modestement représenté sous les traits de Saint-Jean.

Nu d'une jeune fille allongée sur la plage
École française du XIXe siècle
Signé en bas à droite Eug. Feyen
Cadre avec cartouche du XIXe siècle à la feuille d'or
Auteur: Jacques-Eugène Feyen 1815 - 1908

Le peintre lorrain Jacques-Eugène FEYEN vient de mourir à Paris à l'àge de 92 ans. Il était né le 13 novembre 1815 dans le petit village de Bey sur-Seille, situé sur la rive restée française, où son père était percepteur des contributions directes. Il fit, au Petit Séminaire de Pont-à-Mousson. localité habitée par son grand-père, des études qu'une maladie lui força d'interrompre pour rentrer à la maison paternelle.

Depuis longtemps, il avait manifesté des aptitudes pour le dessin: au Séminaire, il faisait le portrait de ses camarades, au village, il crayonnait partout. L'aîné d'une nombreuse famille, l'enfant aurait bien voulu suivre son penchant, mais il fallait bien gagner sa vie.
A 16 ans, il vint à Nancy et entra dans une maison de commerce d'où son peu de goût pour le négoce le fit partir deux ans après. Avec 500 francs en poche, péniblement amassés, le jeune homme se rendit à Paris où il réussit à entrer dans l'atelier de Léon Cogniet; mais la gêne, le manque complet de ressources, le firent revenir à Nancy.
Il retourna cependant à Paris en 1838, où il fut reçu dans l'atelier de Paul Delaroche, puis à l'Ecole des Beaux-Arts. Horace Vernet, qui y enseignait à ce moment, eut l'occasion de le remarquer à propos d'une copie de la Vénus de Médicis. Entre temps, le jeune élève allait travailler au Louvre et, dans ses derniers moments, il montrait encore, dans son 4 fidèle il ses principes, peignant avec une conscience que rien ne put entamer. Jamais, il ne se contenta de l'intention; la pochade, qui promet tout sans rien tenir, ne pom'ait le satisfaire; tous ses tableaux sont peints d'après des études minutieuses sur le modèle mais où l'on sent peut-être un peu trop l'ancien photographe.

En 1872, un petit tableau, Les glaneuses rie la mer, fut particulièrement remarqué au Salon, d'où il prit le chemin du Luxembourg. Sous un petit format (0,30 cm x 0,44 cm), Y étaient peints de nombreux groupes de pêcheuses ramassant des coquillages sur la grève.
Depuis, il ne manqua pas chaque année d'aller passer trois mois d'été à Cancale et d'y faire des centaines d'études devant servir à l'exécution des tableaux déjà esquissés à Paris, dans son atelier du boulevard de Clichy, où il devait travailler si longtemps dans le silence et le recueillement.
C'est de cet atelier que sortirent les tableaux qui, chaque année, figurèrent au Salon des Artistes français, auquel il resta fidèle après la scission de 1892. L'énumération des œuvres ex posées serait trop longue; qu'il suffise d'en rappeler quelques unes au hasard, toutes étant inspirées cie cette contrée qu'il avait faite sienne et à laquelle il resta attaché jusqu'à son dernier jour:

-1875 -La foire du Mont-Dol.
-1876 -Le pêcheuses cancalaises.
-1877 -Le jeu de quilles il Cancale.
-1880 -Berceuse endormie. -Retour en bateau des pêcheurs cancalais.
-1881 -Le départ pour la pêche dans la baie de Cancale (Mu-sée de Nancy).
-1884 -La femme du pêcheur.
-1885 -La baie de Cancale, un jour de grande marée.
-1886 -La foire de Saint-Benoit-des-Ondes.
-1889 -Huîtrière.
-1890 -Une fille de Cancale.
-1891 -La grande sœur.
-1892 -Les glaneuses d'huîtres il marée basse.
-1893 -La cuisson des crevettes.
-1894 -Les femmes de pêcheurs.
-1895 -Le Marin-Héroïsme (Musée de Rennes).
-1896 -Le rappel des pêcheurs.
-1897 -L'aïeul.
-1898 -Le départ pour la pêche.
-1899 -Le baiser paternel avant d'aller en mer.
-1900 -Chargement d'huîtres dans une barque.
-1901 -Fille de Cancale.
-1905 -Capture d'une pieuvre.
-1906 -Les fiancés.

L'homme laborieux qui finit par vaincre la malechance, il force de ténacité, supporta allégrement le poids des années et peignit jusqu'à sa dernière heure. Par une sorte de coquetterie, il en arriva à indiquer, à côté de sa signature, la date de sa naissance pour bien montrer qu'il était le doyen des peintres français. Jusqu'à la fin de sa vie, il voulut, chaque année, faire le voyage de Nancy, revoir une famille qu'il chérissait, un musée où il avait tenu ses premiers pinceaux, une école des Beaux-Arts...

On se souvient de ce tableau du Salon de 1906 où le vétéran avait reproduit sa figure jusqu'à sept fois, peinte d'une main sûre, où il se montre avec un œil toujours vif, avec un front dénotant une intelligence toujours en éveil. Au Salon de 1908, il avait encore exposé Les Pêcheurs cancalais et Iêcheuse et glaneuse, deux tableaux aux-quels il fallut épingler un crêpe de deuil. Ce retour à Paris l'avait deshahitué de nos expositions où, comme on l'a vu, il tenait si large place.

Il n'exposa plus à Nancy malgré ses succès; néanmoins, sur certaines instances, il envoya deux tableaux en 1884: Les Papillons et Les parcs aux huîtres à Cancale. En 1890, il exposa un portrait, celui de sa sœur, Mme Ducret-Feyen, peint pendant son séjour sur la terre lorraine. En 1901, la Société lorraine des Amis des Arts obtint de lui qu'il voulût bien accepter le titre de VI MEBRE D'HONNEUR qu'elle tenait à conférer au vieux doyen.

Il n'envoya pourtant qu'en 1907, où l'on vit dans les galeries Poirel, ce fameux tableaux Mes portraits et un autre - Le dimanche à Cancale, œuvre rappelant un passé déjà lointain puisqu'elle figurait au Salon parisien de 1877.
Ce dernier tableau, avec celui du Musée de Nancy, donnent une idée fort incomplète du tablent d'Eugène Feyen, et nous sommes en droit de nous étonner que l'artiste soit si insuffisamment représenté dans sa ville natale. Où sont ces foules grouillantes que l'artiste a su peindre avec une probité irréprochable, lui qui n'a jamais su ou voulu sacrifier à l'impressionnisme ,où sont ses tableaux comme La foire de Saint-Benoit-des-Ondes, comme Régates ci Cancale où les personnages, en quantités innombrables sont peints avec une minutie que nos jeunes qualifieraient sûrement d'enfantine. L'esquisse seule de ce dernier où, sous un petit format, pourraient se chiffrer plus de 600 personnages, suffirait aujourd'hui à nos artistes pressés d'aller vite, satisfaits d'une simple indication d'ensemble. Pour Eugène Feyen, ce n'était qu'une esquisse.

Comme le style, la peinture c'est l'homme; les œuvres de celui-ci sont marquées au coin de la conscience et de la probité. On y sent la droiture du caractère, la vaillance de l'âme, la bienveillance du cœur. Dans une famille qui lui rendait ses amitiés, qui était pleine d'admiration pour lui, son souvenir est précieusement conservé avec d'innombrables reliques. Ce culte pieux, mais discret, suffit-il ? Nous ne le penson pas. Si l'artiste n'a pas atteint les sommets, il n'en a pas moins, un certain éclat sur les artistes lorrains, qui ne doivent pas laissez périr sa mémoire; il était l'un d'eux et l'un de ceux qui ont tenu à Nancy Une place des plus importantes vers 1850 ne l'a que trop oublié, car sa mort y a passé presque inaperçue.

Merci de consacrer et de partager avec nous, une belle émotion.

Certificat d'origine et d'authenticité

Sergio SCHINA
Expert en Tableaux Anciens


Prix : 12500 €
Artiste : Jacques - Eugène Feyen 1815 - 1908
Epoque : 19ème siècle
Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile
Longueur : 165
Hauteur : 130
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