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Nicolas de Largillièrre (1656-1746) - Portrait de Mme de Courcelles

Nicolas de Largillièrre (1656-1746) - Portrait de Mme de Courcelles
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Description de l'antiquité :

"Nicolas de Largillièrre (1656-1746) - Portrait de Mme de Courcelles "
Nicolas de LARGILLIÈRRE
(Paris 1656 - 1746)
Portrait de femme
Huile sur toile, H. 84 cm ; L. 61,5 cm

Provenance :Collection Charles Sedelmeyer (Paris), marchand d'art d'origine autrichienne et grand collectionneur à la fin du XIXe siècle ; Exposition à Londres en 1898 ; Galerie des ventes d'Orléans, 19 mars 1998 (Me Louis Savot), n°9.

Œuvres en rapport :- Musée Condé de Chantilly, réplique autographe, inv. PE32
- Etienne Jéhandier Desrochers (1668-1741), gravure. Fils d’un chapelier parisien, Nicolas de Largillièrres’installa dès l’âge de trois ans à Anvers, avec ses parents.Après un séjour d’une vingtaine de mois à Londres, en 1665-1666, il est placé dans l’atelier du peintre anversois Antoon Goubau (1616-1698), spécialisé dans lesbambochades. Collaborant rapidement aux œuvres de son maître, qui le laisse peindre des amoncellements de fruits et de légumes, Largillièrre parfait son éducation au contact des œuvres de Pierre-Paul Rubens et de son entourage. Un second séjour à Londres, entre 1675 et 1679, lui permet d’approfondir sa connaissance des natures mortes flamandes et de s’approprier la manière de Van Dyck. Après que Sir Peter Leley (1618-1698), premier peintre du roi Charles II, lui eut confié quelques travaux de restauration de peintures par le portraitiste, Largillièrre assiste le peintre italien Antonio Verrio (1639-1670) pour les décors des appartements royaux du château de Windsor. En dépit de mesures de protection prises à l’égard de Verrio et son équipe (dont un certain «Nicholas de Lauzellier» derrière lequel il faut comprendre Largillièrre), les persécutions qui visent les catholiques incitent le peintre français à quitter l’Angleterre pour s’installer à Paris. Introduit auprès du puissant Charles Le Brun (1619-1690), le succès du portraitiste est alors immédiat: agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 6 mars 1683, Largillièrre y fut reçu le 30 mars 1686 sur présentation du célèbrePortrait de Charles Le Brun(Paris, musée du Louvre). Les commandes privées affluent alors, entraînant dans leur sillage des commandes officielles, émanant notamment des échevins de la Ville de Paris. Parallèlement, le portraitiste réalise une brillante carrière d’enseignant au sein de l’Académie, puisqu’il est successivement nommé professeur en 1705, recteur en 1722, chancelier en 1733, puis directeur de 1738 à 1742. Ce n’est que l’année suivante, à un âge avancé, que Largillièrre pose définitivement ses pinceaux. Nicolas de Largillièrre a été au tournant du XVIIIesiècle, avec son rival Hyacinthe Rigaud (1659-1743), le portraitiste le plus célèbre de France. L’intérêt que son œuvre suscite aujourd’hui auprès du public comme des amateurs et historiens de l’art répond parfaitement à sa vogue passée. Son corpus se compose de plusieurs centaines de portraits, de sujets religieux, de natures mortes et de rares dessins, essentiellement des académies. Tout au long de sa carrière et encore de nos jours l’artiste ne cesse de fasciner. Cette toile réalisée par Largillièrre en même temps qu'une autre version conservée au Musée de Chantilly, devait se trouver dans une autre demeure que possédait cette femme. Considérée comme Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles par Chantilly, c'est vers le spécialiste de l'artiste, Dominique Brême que nous avons voulu en savoir plus. Celui-ci nous propose plusieurs identifications possibles correspondant aux portraits réalisés par Largillièrre dans cet esprit vers 1715. Au dos de l'œuvre, plusieurs étiquettes d'expositions anglaises de la fin du XIXe nous donnent le nom de Madame de l'Aubespine, que Mr Brême ne réfute pas. Ce portrait se trouvait dans les collections du célèbre collectionneur et marchand d'art parisien Charles Sedelmeyer, connu autant pour ses ouvrages de l'époque que pour la place importante de sa collection à l'aube du XXe siècle dans le paysage européen.

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Nicolas de Largillièrre (1656-1746) - Portrait de Mme de Courcelles
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