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Petit Buste De La Comtesse Du Barry En Marbre Blanc, d'Après Augustin Pajou
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Description de l'antiquité :

"Petit Buste De La Comtesse Du Barry En Marbre Blanc, d'Après Augustin Pajou"
Petit buste de la Comtesse du Barry en marbre blanc, d'après Augustin Pajou.

Un petit et décoratif buste de la Comtesse du Barry en marbre blanc d'après l’œuvre en marbre d’Augustin Pajou conservée au Louvre. Il repose sur un pied-douche en marbre. Il s'agit d'un tirage de la fin XIXème siècle représentant Jeanne Becu, devenue la Comtesse du Barry, dernière favorite du Roi Louis XV, d'après l'original réalisé en 1773 par Augustin Pajou, premier sculpteur du Roi, qui l'a représentée à l'antique, dans le goût à la Grecque de la période Transition Louis XV-Louis XVI. Notre buste porte au dos la signature Pajou. Dimensions : Hauteur 35 cm - Largeur 21,5 cm - Épaisseur 10 cm. Très bon état. Musées : Musée du Louvres : Original d’Augustin Pajou en marbre (XVIIIeme siècle). Musée Lambinet : Original d’Augustin Pajou en biscuit de Sevres (XVIIIeme siècle). Madame du Barry, la sculpture et son dernier portrait :

De petite extraction, Jeanne Bécu rencontra Louis XV en 1768 et en devint la favorite (après avoir acquis le titre de comtesse par un mariage précipité). Il lui fit construire le château de Louveciennes, où elle se retira à la mort du roi en 1774. Elle fut arrêtée et exécutée pendant la Révolution en 1793. Ayant un goût indéniable pour la sculpture, elle commanda un ensemble cohérent d'œuvres aux meilleurs créateurs de son temps. Augustin Pajou devint son artiste préféré. De 1770 à 1773, il réalisa cinq bustes d'elle, dans lesquels les modifications de coiffure jouent une grande part. Dans l'un d'eux, elle demanda à être coiffée dans le goût de La Baigneuse de Falconet (sculpture qu'elle possédait, Louvre), mais, déçue du résultat, elle le fit détruire. Le dernier de ces bustes est le portrait en marbre du Louvre, de grandeur nature, qui triompha au Salon de 1773. L'harmonie des proportions, la souplesse des lignes, le travail virtuose du marbre lui confèrent une véritable sensualité. La tête légèrement tournée vers la gauche permet d'admirer la coiffure. Les cheveux retenus sur le haut de la tête forment comme un diadème et dégagent un front haut et lisse. Puis ils se muent en boucles, savamment agencées au-dessus de l'épaule droite, tandis que la masse de la chevelure ondoie vers l'épaule gauche, s'achevant à la naissance de la gorge dans une superbe boucle spiralée. La sculpture incite ainsi à en faire le tour pour suivre le mouvement de la chevelure. Une étoffe fluide dévoile la beauté des formes de la favorite plus qu'elle ne les couvre, dénudant la naissance du sein gauche. L'aube d'un goût nouveau :

L'œuvre se situe à l'aube d'un goût nouveau dans la sculpture, qui prône le retour à la nature et à l'antique. La jeune femme n'est pas vêtue d'habits contemporains mais d'une tunique "à la grecque", légère étoffe retenue par un ruban en bandoulière à la manière antique, bien que dénuée de fidélité archéologique. Le drapé s'assagit, même s'il garde quelque chose des enjouements de l'art rocaille (froissement de l'étoffe, mouvement des plis, jeu du tissu sur la lanière). L'attitude impassible et fière donne à la favorite la noble sérénité d'une déesse antique. Contrairement à son contemporain et rival Houdon, Pajou ne cherche pas à rendre la psychologie du personnage mais l'idéalise pour lui conférer une immanente beauté. Gloire du sculpteur et de l'œuvre :

Ce buste établit la célébrité de Pajou comme portraitiste féminin. La pension qu'il percevait du roi fut augmentée et il obtint un atelier au Louvre. La comtesse assura la diffusion de l'œuvre, demandant au sculpteur de fournir un plâtre à la nouvelle fabrique de porcelaine allemande de Jean-Baptiste Locré, pour en tirer des répliques en biscuit. Elle offrit une réplique en marbre au roi de Suède Gustave III. La réputation du buste demeure aujourd'hui intacte. On en aperçoit par exemple une reproduction dans le film d'Ernst Lubitsch, La Huitième Femme de Barbe-Bleue.
Prix : 1850 €
Artiste : D'après Augustin Pajou
Epoque : 19ème siècle
Etat : Très bon état.

Matière : Marbre blanc
Largeur : 21,5
Hauteur : 35
Profondeur : 10
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