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Reine Maria Mercedes d'Espagne par Henri Trodoux, 1878
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Description de l'antiquité :

"Reine Maria Mercedes d'Espagne par Henri Trodoux, 1878"

LIQUIDATION TOTALE AVANT FERMETURE.

Objet en dépôt-vente, prix non négociable : 500 euros.
Expédition en colissimo recommandé pour la France: 40 euros.

HENRI EMILE ADRIEN TRODOUX
(Saint-Petersbourg 1815 – Paris 1881)

«Maria Mercedes Reine d’Espagne»

Rare portrait d’époque de cette jeune reine morte à 18 ans.

Grand Médaillon en Terre Cuite.
Signé en creux en bas «H.Trodoux»

XIXème SIECLE, probablement 1878 date du mariage de l’infante avec le roi Alphonse XII.

Dimensions: Hauteur 47,1 cm x longueur 37,6 cm.

Les sculptures d’Henri Emile Adrien Trodoux sont très rares sur le marché.

Provenance:
Sculpture d’atelier du peintre Pierre-Antoine Cluzeau (1884-1963).
Par descendance.

Henri Emile Adrien Trodoux (1815-1881), est de nationalité française, bien que né à Saint-Pétersbourg où il fit ses études artistiques à L'Ecole des Beaux Arts auprès de son père lui aussi artiste.
Actif entre 1864 et 1878, il exposa à Paris au Salon dans les années 1870, essentiellement des bronzes animaliers.

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Maria de las Mercedes, Francisca de Asis, Antonia, Luisa, Fernanda, Infante d’Espagne voit le jour à Madrid le 24 juin 1860.
L’Infante est le sixième enfant de l’Infante Luisa Fernanda, fille du roi Fernando VII et la reine Maria Cristina d’Espagne, née princesse de Bourbon-Deux-Siciles, et du prince Antoine d’Orléans, duc de Montpensier.
Par son père, elle est donc la petite-fille du roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850) et de son épouse Marie-Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles.
Par sa mère, elle est également la petite-fille de deux autres souverains : le roi Ferdinand VII d’Espagne (1784-1833) et sa femme la reine Marie-Christine de Bourbon (1806-1878), princesse des Deux-Siciles.
Ajoutons que le parrain et la marraine de l’infante Mercedes sont son oncle et sa tante, la reine Isabelle II d’Espagne (1830-1904) et le roi consort François d’Assise de Bourbon (1822-1902).
Maria de las Mercedes a huit frères et sœurs : Maria Isabel (1848-1919) qui épousera le prince Philippe d’Orléans, comte de Paris; Maria Amelia (1851-1870), Maria Cristina (1852-1879), Maria de la Regla (1856-1861), Fernando (1859-1873), Felipe (1862-1864), Antonio, duc de Galliera (1866-1930) qui épousera l’Infante Eulalie et Luis (1867-1874).
L’infante passe son enfance à Séville et au Palais de Villamanrique où ses parents ont choisi de s’établir loin de la Cour de Madrid. Son père le duc de Montpensier titré infant d’Espagne y a développé ses affaires avec succès dans le domaine agricole.
En 1868, une révolution éclate à Madrid contre la reine Isabelle et les Orléans d’Espagne, qui ont pourtant financé le soulèvement, doivent quitter leur pays. Mais l’ambitieux et libéral Antoine d’Orléans cherche à se faire proclamer souverain. En 1870, il revient donc en Espagne pour s’y faire élire mais sa candidature est finalement écartée après qu’il eut tué en duel le duc de Séville, beau-frère d’Isabelle II. L’exil des Orléans se poursuit donc et ce n’est qu’en 1874 que l’infante Mercedes peut définitivement regagner l’Espagne avec sa famille.
On situe aux alentours de 1872 la première rencontre entre la jeune infante et son cousin Alphonse (futur roi Alphonse XII) lors d’une visite que le jeune homme et sa mère la reine Isabelle II font à la famille du duc de Montpensier en France lors de l’exil qui a débuté en 1868. On raconte que le futur roi Alphonse XII est subjugué par Maria de las Mercedes. Il explique ensuite à sa mère la reine Isabelle II qu’il a vu en Maria de las Mercedes l’image parfaite du bonheur et de la vertu.
En décembre 1874, le coup d'État du général Arsenio Martínez Campos permet la restauration de la monarchie en Espagne et la proclamation du prince Alphonse comme nouveau souverain. La reine Isabelle II avait en effet renoncé à ses droits dynastiques en faveur de son fils et le jeune homme est alors reconnu par les monarchistes constitutionnalistes comme Alphonse XII d’Espagne.
C’est à cette occasion que Mercedes et sa famille rentrent en Espagne et se réinstallent au palais de San Telmo, à Séville.
C’est à cette époque qu’à proximité de la résidence familiale de Sanlucar, une gitane prédit à l’infante Maria de las Mercedes une vie où elle la voit porter une couronne de reine, ainsi qu’un roi et un peuple se mettant à ses genoux, avant d’arrêter sa phrase et de partir en panique, laissant la jeune fille perplexe.
Le jeune souverain a réussi le pari en l’espace de quelques mois d’être adulé par ses concitoyens. Bientôt, la question de son mariage commence à se poser. Le chef du gouvernement Canovas del Castillo s’en fait écho au roi. Ce dernier lui répond d’emblée “Jamais, je ne cèderai dans ma liberté personnelle à l’heure de choisir une épouse” et d’ajouter “Choix que j’ai déjà fait il y a longtemps”.
Au départ, ce mariage ne trouve guère de soutien. Isabelle II et son époux sont en effet toujours en froid avec le duc de Montpensier et l’ex souveraine préfèrerait voir son fils épouser la princesse Blanche de Bourbon (1868-1949), elle-même fille du prétendant carliste Charles de Bourbon (1848-1909). Pour des raisons diplomatiques, le gouvernement madrilène préfèrerait quant à lui voir le jeune monarque s’unir à une princesse étrangère, comme Béatrice du Royaume-Uni, fille de la reine Victoria.
Le roi Alphonse XII n’en démord pas et peu lui importe les projets politiques imaginés par son entourage. Dans la rue, la population a vent de cet amour du roi pour l’infante Maria de las Mercedes et des embûches que l’on veut mettre sur leur union. La popularité du roi grandit encore et la légende qui va auréoler Maria de las Mercedes voit le jour.
Lors de débats aux Cortès (Parlement espagnol), Claudio Moyano déclare qu’il n’entre pas dans ses intentions de parler de Son Altesse Royale l’Infante Maria de las Mercedes. Le silence se fait dans l’assemblée. Le choix d’une épouse pour le roi est maintenant ouvertement évoqué devant les parlementaires et le gouvernement. Claudio Moyano poursuit en précisant qu’il ne parlera pas de l’infante car on ne parle pas des anges. Un tonnerre d’applaudissement succède à cette déclaration et vaut pour consentement.
Les fiançailles officielles sont annoncées le 16 novembre 1877. Les fiancés passent les fêtes de fin d’année en Andalousie dans la famille du duc de Montpensier et de l’Infante Luisa Fernanda.
Le 23 janvier 1878, le roi Alphonse XII d’Espagne épouse l’élue de son cœur l’infante Maria de las Mercedes en la basilique d’Atocha à Madrid. Les réjouissances durent cinq jours et ouvrent une nouvelle ère au sein de l’austère Cour royale avec ces jeunes souverains.
Mais le bonheur va être de très courte durée. Quelques semaines après les noces, la rumeur se propage dans Madrid. La jeune reine souffrirait de nausées et de vomissements répétés. Dans un premier temps, on pense à l’attente d’un heureux événement mais sa santé ne cesse de décliner avec des hémorragies, et de fortes fièvres. Les médecins de la Cour craignent que la reine ne souffre de tuberculose, maladie qui a emporté plusieurs membres de sa famille. Des collectes sont faites dans plusieurs villes du pays pour faire des offrandes dans les églises et l’on prie avec ferveur pour que la jeune femme se remette au plus vite. Mais les bulletins de santé sont de plus en plus inquiétants. Une fièvre typhoïde emporte la reine Maria de las Mercedes le 26 juin 1878. Son époux depuis seulement 5 mois le roi Alphonse XII n’a pas quitté un seul instant son chevet malgré les recommandations des médecins. Il pleure agenouillé durant de longues heures avant que son entourage ne lui rappelle de devoir se montrer digne de son rang. Il s’enferme alors dans sa chambre. La population défile pendant deux jours devant la dépouille de la reine qui avait eu 18 ans deux jours avant son décès.
Le cortège funèbre quitte le Palais d’Orient vers la gare du Nord de Madrid en direction de l’Escorial. La reine y est inhumée dans le Panthéon des Infants, car n’ayant pas eu de descendance. Sur sa tombe à la demande du roi est gravé “Maria de las Mercedes du roi Alphonse XII, la très douce épouse”.
La raison d’Etat étant la plus forte, il faut donner une descendance à la dynastie. Malgré ses refus répétés de se remarier, le roi prend conscience de ses obligations dynastiques.
Il choisit alors comme épouse une sœur de Mercedes, la princesse Marie-Christine d’Orléans (1852-1879) mais celle-ci meurt à son tour peu après leurs fiançailles. Alphonse XII se remarie finalement en 1879 à l’archiduchesse Maria-Christina de Habsbourg-Lorraine (1858-1929).
Leur premier enfant naît le 11 septembre 1880 et est baptisée à la demande de la nouvelle reine du prénom de Maria de las Mercedes…
Le roi Alphonse XII décède le 25 novembre 1885, 7 ans après la reine Maria de las Mercedes. Sa veuve la reine Maria Cristina est enceinte du future roi Alphonse XIII.
Aujourd’hui, la reine Maria de las Mercedes repose dans la cathédrale de l’Almudena de Madrid, juste à côté du Palais royal.

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LE PROCES OPPOSANT LA GALERIE DESARNAUD AU PROPRIETAIRE AURA LIEU AU MOIS DE MARS.

LIQUIDATION TOTALE AVANT FERMETURE.
Suite à un non-renouvellement de bail et à l’explosion des loyers des boutiques parisiennes, la galerie rue de Beaune fermera ses portes dans le courant de l’année 2019.
L’ensemble du stock (plus de 1500 objets d’art, tableaux, dessins, gravures, orfèvrerie, meubles…) sera mis en ligne régulièrement sur PROANTIC.
Les frais de transports seront à la charge de l’acquéreur. Livraison gratuite possible sur Paris et proche banlieue à l’exception des meubles.
Sur simple demande, la galerie sera ouverte les matins, les lundis et dimanches, les jours fériés.
Tous les objets n’étant pas exposés à la galerie, merci de prévenir à l’avance si vous souhaitez venir voir l’objet.
Prix : 500 €
Artiste : Henri Emile Adrien Trodoux (1815-1881)
Epoque : 19ème siècle
Etat : Bon état

Matière : Terre cuite
Longueur : 37,6 cm
Hauteur : 47,1 cm
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