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Princesse Marie d'Orléans (1813-1839), Aquarelle Au Cavalier Arabe, Collection Comte De Paris
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Description de l'antiquité :

"Princesse Marie d'Orléans (1813-1839), Aquarelle Au Cavalier Arabe, Collection Comte De Paris"

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PRINCESSE MARIE D'ORLEANS
(Palerme 1813- Pise 1839)

Dessin rehaussé d'aquarelle:
"Esquisses, dont le Passage du Gué d'après Alexandre Gabriel Decamps"

Provenant d'un album de la princesse Marie.

Les œuvres de la princesse Marie d'Orléans sont très rares sur le Marché. La majorité est conservée dans les musées ou dans les collections des princes d'Orléans.

Ce dessin rehaussé d'aquarelle est très proche d'un dessin à la mine de plomb, provenant du même album de la princesse Marie, conservé au Musée Condé au château de Chantilly : voir le catalogue de l'exposition page 95 n°34

Dimensions :
Dessin 35 x 24,5 cm
Avec le cadre 56 x 45 cm

PROVENANCE :
COLLECTION DU ROI LOUIS-PHILIPPE.
Par descendance, COLLECTION DU PRINCE HENRI D'ORLEANS, COMTE DE PARIS (1908-1999)

Marie d’Orléans, princesse et artiste romantique, est une figure hautement révélatrice des aspirations de son époque. Dotée d’une éducation solide et ouverte transmise par son père, le roi Louis-Philippe, elle se passionne pour les arts et pratique elle-même le dessin et la sculpture. Comme son frère aîné le duc d’Orléans, grand mécène et collectionneur, elle fait preuve d’un goût novateur et tisse des liens privilégiés avec des artistes de son temps, tel le peintre Ary Scheffer. Dans l’aménagement de son salon aux Tuileries, elle donne le ton d’un style gothique qui a dépassé la fantaisie et les approximations du style troubadour pour tendre à une plus grande exactitude historique.
Troisième enfant du futur roi Louis-Philippe et de Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, Marie naît à Palerme en 1813. Les Orléans reviennent à Paris en 1814 puis s’installent pendant les Cent-Jours en Angleterre, à Twickenham, avant de rentrer en France en 1817, se partageant entre le Palais-Royal et le château de Neuilly. Les Orléans ont dix enfants : c’est donc au sein d’une famille nombreuse que grandit la jeune Marie. Enfant précoce, très éveillée, mais rétive à l’étude, indépendante de caractère, plutôt moqueuse, elle est très proche de sa sœur Louise, son aînée d’un an. Les deux sœurs apprennent l’histoire, les langues vivantes, la littérature, le dessin, la musique, l’équitation. Le musée Condé conserve dans la collection de son frère le duc d’Aumale une dizaine de portraits de la princesse Marie dans son enfance ou sa jeunesse, seule ou avec ses parents et ses frères et sœurs.
La révolution de 1830 donne des obligations aux enfants d’Orléans qui doivent paraître en public, ce que Marie appelle « faire la fonction », et qu’elle déteste. Le 9 août 1832, Louise épouse à Compiègne Léopold Ier roi des Belges, mariage politique. Le départ de sa sœur se révèle très douloureux pour Marie : « C’est comme si l’on avait passé une éponge sur ma vie ; toutes mes sensations sont effacées ». Atteinte, de la mélancolie romantique, elle comble ce vide par une piété renouvelée, mais elle est marquée par la disparition à dix mois de l’enfant de Louise, Louis-Philippe, dit Babochon, en 1834, puis par celle de Mme de Malet, sa gouvernante, en 1835. Dès, lors elle s’isole dans son atelier de sculpteur et ressent en 1836 les premières atteintes de la maladie qui l’emportera.
Après un projet de mariage abandonné avec son cousin le comte de Syracuse, Marie épouse en octobre 1837 Alexandre de Wurtemberg (1804-1881), neveu du roi des Belges Léopold, époux de la princesse Louise.
Contre toute attente, Marie choisit de s’éloigner de sa famille et de se fixer en Allemagne, d’abord à Cobourg puis à Gotha. Le 26 janvier 1838, Marie d’Orléans doit s’enfuir de sa maison de Gotha, ravagée par un incendie : outre son trousseau, elle perd ses dessins, ses sculptures, les œuvres de Scheffer arrivées depuis peu. Sa santé se ressent de cette épreuve d’autant qu’elle est enceinte.
En mars 1838, les époux s’installent à Neuilly, dans le pavillon dit de Wurtemberg aménagé pour eux par l’architecte Fontaine à la demande de Louis-Philippe. Elle met au monde le 30 juillet 1838 un garçon prénommé Philippe.
Marie ne se remet que lentement de l’accouchement. Les médecins parlent de phtisie, et conseillent le climat de l’Italie. Malgré ses réticences, Marie doit se résigner et fait ses adieux à sa famille et à sa sœur Louise à Fontainebleau. Très affaiblie, elle quitte Gênes, dont elle ne supporte pas le climat venté pour Pise, où son frère Nemours accourt, à la demande de la famille qui a appris l’aggravation de la maladie de la jeune femme. Très pieuse, elle supporte son agonie avec courage et résignation. Elle décède le 2 janvier 1839, elle avait vingt-cinq ans.

La princesse Marie et l'art
Sur la recommandation du baron Gérard, le roi Louis-Philippe choisit comme professeur de dessin pour ses enfants le peintre romantique Ary Scheffer. Marie est de loin la plus douée des enfants d’Orléans ; les leçons de Scheffer deviennent quotidiennes. Il en résulte une étroite intimité ; Scheffer devient pour la jeune fille un guide indispensable, lui donnant son avis sur l’actualité, orientant ses lectures, formant son goût de collectionneuse. Le peintre réalise plusieurs portraits de la princesse Marie, la représentant le plus souvent dessinant, assise à sa table de travail, ou encore avec ses outils de sculpteur, son ciseau et son maillet à la main.
Ary Scheffer apprend à Marie d’Orléans l’art du dessin, alors que la jeune princesse ne peut, pour d’évidentes raisons de bienséance, assister à des séances de dessin d’après le modèle vivant nu, ce qui était la norme à l’époque.
C’est pourquoi il l’oriente alors vers la sculpture, qui correspond mieux à son tempérament créatif et où elle peut plus librement s’exprimer.
Dans ses dessins, en vraie romantique, la princesse Marie se plaît à imaginer des personnages en costume d’époque, ou bien encore réalise les portraits de ses proches comme sa sœur la princesse Louise ou son père le roi Louis-Philippe. Elle apprend la technique de la lithographie et reproduit ainsi ses dessins, comme le portrait de sa sœur Louise ou de l’époux de cette dernière, Léopold Ier, roi des Belges. Marie d’Orléans s’inspire parfois d’artistes contemporains recherchés de son frère aîné le Prince Royal comme le peintre orientaliste Alexandre-Gabriel Decamps, dont elle copie le célèbre Passage du Gué.
La carrière de sculpteur de la jeune femme est brève, puisqu’elle meurt à vingt-cinq ans. Elle réalise des sculptures de petites dimensions, le plus souvent en terre ou en plâtre. Ses sculptures, tirées en plâtre, sont conservées à Altshausen dans la collection des ducs de Wurtemberg, ses descendants, à Dordrecht, au musée Ary-Scheffer et à Chantilly au musée Condé, dans la collection de son frère le duc d’Aumale.
Marie exécute des œuvres importantes pour la sculpture romantique, lisant beaucoup, recherchant des thèmes inédits tirés de l’histoire du Moyen-âge. Elle lit avec passion l'Ahasvérus d’Edgar Quinet, publié en 1833, qui lui inspire bas-reliefs et rondes-bosses.
La plupart des sujets qu’elle traite s’inspire du Moyen-âge, comme cette Femme montant en amazone, accompagnée d'un lévrier ou cette Cavalière sautant une palissade, ou encore La mort de Bayard.
Les sources d’inspiration religieuse ne manquent pas chez la jeune femme dont la piété est vive : Ange de la Résignation, Le Pélerin. Le thème privilégié de Marie d’Orléans est incontestablement celui de Jeanne d’Arc, personnalité féminine pour qui elle développe une véritable passion.
L’appartement de la princesse Marie d’Orléans aux Tuileries comportait un vaste salon où la princesse travaillait et qui lui servait aussi d’atelier. Il était meublé dans le style néo-gothique que la princesse affectionnait tout particulièrement et qu’elle contribua à mettre à la mode. La princesse conservait dans son salon des œuvres des artistes de la génération romantique : tableaux ou dessins d’Ary Scheffer et de Tony Johannot tirés de romans de Walter Scott, sculpture de Barye représentant Charles VI dans la foret du Mansi...

Un tombeau pour une princesse
Après son décès le 2 janvier 1839, la princesse Marie fut enterrée à Dreux, chapelle royale des Orléans, aux côtés de ses aïeux le duc de Penthièvre et la duchesse d’Orléans, et de ses frère et sœur morts en bas âge, la princesse Françoise, disparue à deux ans en 1818, et le duc de Penthièvre, mort à huit ans en 1828. Le corps ayant été placé sous une dalle toute simple, la reine Marie-Amélie souhaita simplement que le tombeau de la princesse soit surplombé par l’Ange de la Résignation, statue exécutée par la princesse Marie elle-même (de même, en 1842, après la mort accidentelle du Prince Royal, son fils aîné, à l’âge de trente deux ans, la Reine fit placer une autre sculpture de Marie, un Ange agenouillé, au-dessus du cénotaphe réalisé par Henry de Triqueti dans la chapelle Notre-Dame de la Compassion, à l’endroit même de l’accident).
Cependant, plusieurs artistes romantiques avaient imaginé un tombeau pour la princesse Marie, artiste très appréciée des peintres et sculpteurs, dont le décès prématuré avait frappé les imaginations : au Salon de 1839, où Aristide Louis présentait la gravure de la Jeanne d’Arc des Galeries historiques de Versailles, Achille Devéria (1800-1857) exposait une lithographie représentant un tombeau pour la princesse Marie, couchée avec les outils de sculpteur, le modèle réduit de sa Jeanne d’Arc à ses côtés. Au même moment, le sculpteur Henry de Triqueti (1804-1874) imagina pour la princesse Marie un projet de tombeau inspiré de la Renaissance italienne, qui ne fut pas davantage réalisé. Le peintre François-Marius Granet, conservateur des Galeries Historiques de Versailles, dessina une Apothéose de la princesse Marie d'Orléans (musée du Louvre, département des Arts Graphiques).
Au sein même de sa famille, le souvenir de la princesse Marie fut conservé de façon très vivace ; après son décès, les mains de la princesse artiste avaient été moulées. Ses proches commandèrent des miniatures en souvenir d’elle, le plus souvent d’après les portraits d’Ary Scheffer, certaines comportant des mèches de cheveux coupés au moment du décès. Cependant, il fallut attendre cinquante ans après le décès de la princesse Marie pour qu’en 1889 son frère cadet, Henri d’Orléans duc d’Aumale (1822-1897) commandât à son ami et confrère de l’Institut, Henri Chapu (1833-1891), un projet de tombeau. Chapu avait en effet déjà réalisé deux tombeaux pour la chapelle royale de Dreux : celui de la duchesse de Nemours et celui de la duchesse d’Orléans (Salon de 1885), particulièrement remarquable parce que la duchesse, de religion protestante, étant ensevelie dans une chapelle à côté de son mari, Chapu a imaginé que son gisant esquissait un mouvement en direction de l’époux dans la nef voisine. C’est donc tout naturellement que le duc s’adressa à Chapu qui proposa plusieurs esquisses, mais mourut avant d’avoir achevé le projet. C’est pourquoi le duc d’Aumale confia la réalisation du tombeau de Dreux d’après le modèle de Chapu au sculpteur Hector Lemaire (1846-1933) qui l’exposa au Salon de 1894.
L’exposition sur Marie d'Orléans au Louvre et au château de Chantilly, qui comprend au total une centaine d’œuvres, est la première consacrée au sculpteur romantique.
Plus de quarante œuvres sont présentées au musée Condé de Chantilly ; le musée du Louvre accueille l’autre partie de l’exposition. Outre 39 œuvres provenant du musée Condé, l’exposition de Chantilly accueille un prêt important du musée du Louvre, une vue de l’atelier de la princesse Marie par le peintre Prosper Lafaye, et un portrait de la princesse Marie par Ary Scheffer conservé à Altshausen dans les collections des ducs de Wurtemberg, descendants de la princesse Marie. Le musée du Louvre et le musée Condé de Chantilly rendent ainsi hommage à un témoin exceptionnel du goût 1830 et publient un livre-catalogue commun.

Bibliographie ;
Catalogue de l'exposition : "Marie d'Orléans, princesse et artiste romantique, 1813-1839" Paris Musée du Louvre & Musée Condé au château de Chantilly, Somogy Éditions d'Art 2008


Prix : 2800 €
Artiste : Princesse Marie D'orléans (1813-1839)
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis Philippe-Restauration-Charles X
Etat : Parfait état

Matière : Aquarelle
Longueur : 35 cm (cadre 56 cm)
Hauteur : 24,5 cm (cadre 45 cm)
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