Alphonse N. Michel Mandevare (≈ 1759 - ≈ 1828)/ Dessin Ancien-Old Master Drawing flag


Description de l’antiquite :

"Alphonse N. Michel Mandevare (≈ 1759 - ≈ 1828)/ Dessin Ancien-Old Master Drawing"
Alphonse-Nicolas-Michel MANDEVARE (≈ 1759 - ≈ 1828)
L’entrée boisée d’une ancienne forteresse
Pierre noire et estompe
44 x 59 cm (cadre : 65,5 x 79,5 cm)
Traces d’insolations, bords accidentés, pliures 
Au verso de l’encadrement une étiquette d’un encadreur de New York 

On ne connaît que très peu la vie de Mandevare qui fut pourtant un théoricien du “d’après nature” de premier ordre au sein du mouvement néoclassique. Dessinateur français probablement d’origine allemande ou nordique, sa carrière est à rapprocher de celle de Pierre-Henri de Valenciennes (1750 - 1819), chacun représentant un courant du paysage au tournant du XIXème siècle selon l'approche Néoclassique. La complémentarité des deux artistes fut ainsi parfaitement définie : 

 “Parmi les styles différents dont on peut traiter le paysage , il faut en distinguer deux principaux : le style héroïque et le style pastoral ou champêtre. On comprend sous le style héroïque tout ce que l'art et la nature présentent aux yeux de plus majestueux et de plus grand. On y admet des points de vue merveilleux, des temples, des sépultures antiques, des palais enchantés dont la structure et la magnificence excitent et commandent notre admiration. Dans le style champêtre, la nature est représentée toute simple et sans art, souvent même avec cette négligence qui fait sa parure et sa beauté.” 

Si Valenciennes fut le fer de lance du style héroïque, Mandevare fut celui du champêtre, et ils publièrent chacun un traité : Éléments de perspective pratique à l'usage des artistes, suivis de réflexions et conseils à un élève sur la peinture et particulièrement sur le genre du paysage pour Valenciennes en 1799 et Principes raisonnés du paysage, à l'usage des écoles des départements de l'empire français pour Mandevare en 1804. Son ouvrage, destiné au grand public, expliquait à l’aide de planches la réalisation du dessin d’arbres, de feuillages, troncs etc qui furent utilisés comme modèles dans les ateliers des grands paysagistes de l’époque (Bertin, Valenciennes ou Watelet). 

Mandevare semble avoir été exclusivement dessinateur puisqu’on ne connaît aujourd’hui aucune peinture de sa main. Maniant la pierre noire ou sanguine, il s’attachait à rendre d’après-nature des “portraits” d’arbres expressifs, vigoureux, selon une recette mêlant un trait gras et souple. Sa manière généreuse donne à ses feuillages un rendu moelleux et aux troncs une présence imposante. C’est ce dernier point qui souligne l’aspect portrait de ses dessins d’arbres. Beaucoup sont présentés en cadrage resserré, sur des feuilles de grandes tailles, travaillés par Mandevare comme s'il modelait une figure faite d’un tronc surmonté de ramures. 

Le dessin que nous vous présentons aujourd’hui représente une autre partie de la production de l’artiste, dont on connaît de nombreuses œuvres figurant des paysages classiques d’architectures sévères émergeant d’environnements boisés. Il semble s’agir d’une ancienne forteresse du sud de la France ou d’Italie probablement réaménagée en monastère ou villa au moment où Mandevare réalisa le dessin. L’austérité de l’endroit est accentuée par l’arbre mort au premier plan, figuré à la manière d’un hôte peu accueillant qui enjoint le spectateur à emprunter le chemin sous l’arche afin de pénétrer les lieux. La végétation envahissante et le point de vue adopté par l’artiste rehausse le charme de la scène, donnant l’impression de rejoindre un lieu mystérieux et caché au détour d’un chemin. La lumière et le vent sont également figurés par Mandevare : La première pour souligner la présence imposante de l’ancienne forteresse et la seconde écrase toute la végétation dans la partie droite du dessin avec ces masses feuillues qui paraissent en perpétuel mouvement. On notera également l’intérêt porté à la perspective de l’architecture, superposant et alignant les ponts et arches, en autant d’ouvertures et chemins labyrinthiques.

N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d'informations. Une consultation est possible sur Paris par prise de rendez-vous. 
Prix: 1800 €
Epoque: 19ème siècle
Style: Empire - Consulat
Etat: Bon état

Matière: Papier
Largeur: 79 cm
Hauteur: 65,5 cm

Référence (ID): 1070114
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Alphonse N. Michel Mandevare (≈ 1759 - ≈ 1828)/ Dessin Ancien-Old Master Drawing
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