Petit coffret de Ferdinand Duvinage et la maison Alphonse Giroux

Chaque mois, un objet de Proantic nous livre ses secrets !  Un objet ou un meuble qui présente un intérêt par sa rareté, son usage, son mode de fabrication, son auteur, son contexte historique….

Petit coffret «boite à timbres» en métal doré marqueté de plaques d’ivoire

Ferdinand Duvinage (1813-1874) et Maison Alphonse Giroux

Epoque: 19ème

 Galerie de Crécy sur Proantic

Petit coffret «boite à timbres» en métal doré marqueté de plaques d’ivoire, de bois précieux polychromes et de métal doré cloisonné à décor d’oiseau «huppe» entouré de feuilles, de branches et des bogues de marronnier. Il ouvre par un abattant découvrant un intérieur compartimenté en trois parties dont le fond incliné indique qu’il s’agit d’une boite à timbre. Il repose sur une base débordante ajourée terminée par quatre pieds ronds dentelés. Monogrammé « FD Bte » sur l’ivoire du couvercle et gravé: « AlpH: Giroux Paris » en bordure interne sous couvercle.

 

1 . Ferdinand Duvinage et la maison Alphonse Giroux

Des 1863, ferdinand Duvinage tenait un magasin au 43 boulevard des capucines de tableaux et d’éventails. C’est en 1867 qu’il s’associa avec alphonse Giroux en reprenant le fond de commerce de la prestigieuse Maison Giroux, une maison fondée par le père d’alphonse au début du XIXème siècle et qui était spécialisée dans les objets de curiosités et de tabletteries comme les marchand-mercier du XVIIIème siècle. Cette association lui permis d’apposer la marque « Maison Giraux Paris » sur les montures de ces réalisations.

En 1874, rosalie Duvinage appelée « la veuve duvinage » reprit cette affaire à la mort de son mari et prit un brevet d’invention en 1877  pour une « mosaïque combinée avec cloisonnement métallique » qu’elle fit appliquer sur des objets d’artistiques et d’ameublements. La veuve Duvinage cessa son activité en 1882.

Petit coffret de Ferdinand Duvinage et Maison Alphonse Giroux, Galerie de Crécy, Proantic

2 . La marqueterie sur ivoire

En 1877, la veuve Duvinage fait breveter un nouveau type de marqueterie sur fond d’ivoire cloisonné.

Ce nouveau décor s’inscrit dans le courant du japonisme tant par sa technique, directement inspirée des émaux cloisonnés du Japon et de la Chine, que par ses motifs décoratifs influencés par les estampes japonaises : grue, faisan, coq, pivoines, chrysanthème, branchages.

La marqueterie généralement de bois , palissandre, marqueterie d’ivoire et bois divers (hêtre, noyer, amarante, poirier, partiellement teintés) est cloisonnée de cuivre, laiton, étain gravés et ornée d’une monture en bronze patiné, doré ou argenté.

Les premiers exemplaires de cette technique de marqueterie connue sous le nom de marqueterie de la veuve Duvinage furent exposer lors de l’exposition universelle de 1878. Si les meubles sont assez rares, notons en particulier un cabinet au musée d’Orsay et quelques tables, la production fut beaucoup plus importante pour les objets.

Les objets en ivoire cloisonnés sortis de l’atelier sont divers, comme des vides-poche, des vases montés, des cabinets, des pendules , des éventails, des miroirs de toilette en triptyques, ou encore des coupes creuses, des jardinières, des coffrets …